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Règne de toutes les folies

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L’Histoire sainte nous apprend qu’aucune race n’a de chance d’échapper à la dégradation si elle n’est pas assez forte pour se défendre contre la première tempête venant du Nord ou du Sud… D’où les « crises » qui ont toujours secoué la quiétude de Hadj Malick Sy, chaque fois qu’il constatait la légèreté dans le comportement des « Sénégalais », comportement qui fait d’eux les serviteurs du premier candidat à la démence, qu’il soit du Nord ou du Sud : « Ils sont capables, d’ailleurs, de nous détourner de Dieu pour nous replonger dans un archaïsme où la réalité de la vie perd tout son sens. Ils sont un peu comme des troupeaux effrayés par le rugissement d’un fauve ».

2

Hadj Malick Sy le disait non parce qu’il sous-estimait ses frères de couleur, mais parce qu’il savait pertinemment qu’un prophète n’est vraiment digne de ce nom que s’il arrive à découvrir cet aspect chimérique susceptible de faire échouer la mission que Dieu lui a confiée. Comment assister sans tristesse à la confiscation d’un verbe aussi puissant par des esprits quasiment inertes ?

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« Ils ont le verbe facile, cependant leur démarche n’en demeure pas moins “claudicante”. On y rencontre beaucoup plus facilement des courtisans que des disciples ; il m’est souvent arrivé de mettre louangeurs et détracteurs sur le même pied d’égalité afin que la foi religieuse ne cède pas sa place aux exigences des coutumes ancestrales ».

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Le président Lamine Guèye l’a si bien paraphrasé : « Ses réflexions, dans le domaine de la spiritualité, sont aussi édifiantes que dans les autres : politique, philosophie, etc. » Et il poursuit : « La première fois que j’ai rencontré cet homme de Dieu, je lui ai parlé longuement de mes études, mais aussi de mes projets politiques… » Il me dit : « Méfie-toi de trop te singulariser sur trois (3) choses essentielles : savoir, vouloir et pouvoir — en politique, ce serait un suicide… »

5

Dans une démocratie, il ne peut y avoir de menace plus inquiétante que de vouloir à tout prix éliminer les hommes qui incarnent les aspirations réelles des masses, aspirations qui font de cette même démocratie un élément sûr de développement. Sinon, c’est le règne de toutes les folies… un peu comme chez nous actuellement.

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« Seul le mensonge est révolutionnaire », semble nous confier la conscience du pays, alors que, dans les démocraties, « seule la vérité est révolutionnaire ».

7

Quand on fait ce qu’on veut pour montrer aux citoyens qu’on est le « roi », ceux-ci doivent agir de sorte à prouver à « l’idiot-roi » qu’ils sont des citoyens dignes de cette terre natale qu’est le Sénégal. Le Prophète nous enseigne : « Défendre sa vie, son honneur et son trésor est la seule chose qui conduit directement au paradis des grands hommes ! »

8

Le problème qui se pose, de nos jours, n’est pas celui de la séparation des pouvoirs ; le problème qui se pose est de savoir qui nomme qui — car il y a encore une absence de légitimité. Là, on peut affirmer que le rôle des chefs politiques est d’apprendre à respecter la hiérarchie des choses : exiger la légitimité d’abord avant de nous rabattre les oreilles de telle ou telle nomination !

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Le Coran, mais aussi la Bible, pourraient départager, si besoin est, les gagnants et les perdants dans le cadre d’un serment adressé directement à l’Architecte de l’Univers.

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Le défi est à relever !