Markaz App

جامعة رمضان 2011 – درس 1

UR 2011 - Cours 1

1

إِذَا كَانَ مِنْ وَاجِبِ الْإِنْسَانِ أَنْ يَتَحَدَّى، فَفِي كِتَابِ الْقُرْآنِ قِسْطٌ وَافِرٌ لِإِعْطَائِهِ كُلَّ الْفُرَصِ. وَإِنَّ أَعْظَمَ آيَةٍ أَثَارَتْ فِي عُقُولِ النَّاسِ كُلَّ الْحَيْرَةِ نَجِدُ تِلْكَ الْآيَةَ فِي قَوْلِهِ عَزَّ وَجَلَّ: ﴿وَاللَّهُ هُوَ خَلَقَكُمْ وَمَا تَعْمَلُونَ﴾[الصافات، 96] . وَفِي مِثْلِ هَذَا الْقُرْآنِ قَدْ يَكُونُ الْفُرْقَانُ الْوَسِيلَةَ الْوَحِيدَةَ لِإِنْقَاذِ الْمُؤْمِنِ مِنَ الشُّبُهَاتِ.

S’il est du devoir de l’être humain de relever des défis, le Livre du Coran lui offre en abondance de quoi lui donner toutes les opportunités. Et la preuve la plus marquante qui a suscité dans les esprits humains une profonde perplexité se trouve dans cette parole du Très-Haut : « Dieu vous a créés, ainsi que ce que vous accomplissez. ». Dans un tel Coran, le Furqan (le discernement) peut être l’unique moyen de sauver le croyant des ambiguïtés.

2

وَمِنْ هَذِهِ الشُّبُهَاتِ تِلْكَ الَّتِي وَرَدَتْ فِي كَلِمَةِ الصُّورَةِ: ”إِنَّ اللَّهَ خَلَقَ آدَمَ عَلَى صُورَتِهِ“. لَكِنْ أَيَّةُ صُورَةٍ هَذِهِ؟ وَ﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ﴾[الشورى، 11] ، فَيَبْقَى الْفَرْقُ إِذًا بَيْنَ الصُّورَتَيْنِ هُوَ تِلْكَ الشَّيْئِيَّةُ. هَلْ هِيَ بِالنِّسْبَةِ لِلرَّبِّ شَيْئِيَّةُ الْوُجُودِ أَمْ شَيْئِيَّةُ الثُّبُوتِ؟ وَمَا دَامَتْ هُنَاكَ كَلِمَةُ الْمِثْلِ: ﴿لَيْسَ كَمِثْلِهِ شَيْءٌ﴾[الشورى، 11] ، فَالْمَسْأَلَةُ تَحْتَاجُ إِلَى إِدْرَاكٍ، ﴿فَهَلْ مِنْ مُدَّكِرٍ﴾[القمر، 15] . وَفِي بَعْضِ الرِّوَايَاتِ مَا قَالُوا: إِنَّ اللَّهَ خَلَقَ آدَمَ عَلَى صُورَتِهِ، وَمَا خَلَقَهُ حَتَّى اسْتَوَى عَلَى الْعَرْشِ، وَمَا اسْتَوَى عَلَى الْعَرْشِ إِلَّا الرَّحْمَنُ، وَالرَّحْمَنُ عَلَّمَ الْقُرْآنَ.

Parmi ces ambiguïtés figure celle qui apparaît dans le mot “image” : « Dieu a créé Adam à Son image. » Mais de quelle image s’agit-il donc ? Alors que « Rien n’est semblable à Lui. » La différence entre les deux images demeure donc dans cette “choséité”. Est-ce, pour le Seigneur, une choséité de l’existence ou une choséité de l’affirmation ? Et tant qu'il y a le mot « semblable » dans « Rien n’est semblable à Lui », la question requiert une compréhension profonde « Y a-t-il donc quelqu’un pour réfléchir ? » Et dans certaines traditions, ils ont dit : Dieu a créé Adam à Son image, et Il ne l’a créé qu’après s’être établi sur le Trône. Or, nul ne s’est établi sur le Trône sinon le Tout-Miséricordieux, et le Tout-Miséricordieux a enseigné le Coran.

3

وَكَذَلِكَ أَيْضًا قَوْلُهُ عَزَّ وَجَلَّ: ﴿وَعَلَّمَ آدَمَ الْأَسْمَاءَ كُلَّهَا﴾[البقرة، 31] ، بِمَا لِلْأَسْمَاءِ مِنْ حَقَائِقَ عُلْوِيَّةٍ يَتَفَيَّأُ ظِلَالُهَا عَلَى دُنْيَا النَّاسِ. مَا يَصَدِّقُ أَنَّ الرَّحْمَةَ فِي الْمَعْرُوفِ الرَّبَّانِيِّ رَحْمَتَانِ: رَحْمَةٌ ذَاتِيَّةٌ وَرَحْمَةٌ مَوْضُوعِيَّةٌ. وَلِكُلِّ اسْمٍ مِنْ أَسْمَائِهِ الْحُسْنَى جَانِبَانِ: جَانِبٌ بَاطِنُهُ فِيهِ الرَّحْمَةُ، وَظَاهِرُهُ مِنْ قِبَلِهِ الْعَذَابُ. فَلَا حُكْمَ إِذًا لِلْغَضَبِ الْإِلَهِيِّ عَلَى الْمَغْضُوبِ عَلَيْهِمْ أَوِ الضَّالِّينَ، فَلَا حُكْمَ لِلْغَضَبِ الْإِلَهِيِّ عَلَيْهِمْ إِلَّا حُكْمَ الْعِزَّةِ وَالشَّفَاعَةِ، كَمَا لَا حُكْمَ لِلْهِدَايَةِ الرَّبَّانِيَّةِ عَلَى الَّذِينَ أَنْعَمَ اللَّهُ عَلَيْهِمْ إِلَّا حُكْمَ اللُّطْفِ وَالرَّحْمَةِ. ﴿مَرَجَ الْبَحْرَيْنِ يَلْتَقِيَانِ. بَيْنَهُمَا بَرْزَخٌ لَا يَبْغِيَانِ﴾[الرحمن، 19-20] .

Il en va de même pour Sa parole exalté soit-Il: « Il enseigna à Adam tous les noms », avec ce que les noms comportent comme réalités célestes dont l'ombre s'étend sur le monde des hommes. Cela confirme que, dans la connaissance divine, la miséricorde est de deux sortes : une miséricorde essentielle et une miséricorde circonstancielle. Chaque Nom parmi Ses plus beaux Noms possède deux faces : une face intérieure où réside la miséricorde, et une face apparente d’où procède le châtiment. Ainsi, il n’y a pas de jugement de la colère divine sur ceux qui sont frappés de colère ou égarés, sinon un jugement de puissance et d’intercession ; de même, il n’y a pas de jugement de la guidance divine sur ceux que Dieu a comblés de bienfaits, sinon un jugement de douceur et de miséricorde. « Il a laissé confluer les deux mers ; entre elles se trouve une barrière qu’elles ne franchissent pas. »

4

فَخِلَافَةُ الْإِنْسَانِ إِذًا عَلَى هَذِهِ الْأَرْضِ حِكَايَةٌ لِمَا يَقُومُ بِهِ هَذَا الْإِنْسَانُ نِيَابَةً عَنِ الرَّبِّ، الرَّبِّ الْأَعْلَى: ﴿الَّذِي خَلَقَ فَسَوَّى. وَالَّذِي قَدَّرَ فَهَدَى﴾[الأعلى، 2-3] . فَنِعْمَ، ﴿أَلَمْ نَجْعَلْ لَهُ عَيْنَيْهِ﴾[البلد، 8] ، لَكِنْ عَيْنٍ لَا تُبْصِرُ إِلَّا بِبَصَرِ اللَّهِ، وَأُذُنٍ لَا تَسْمَعُ إِلَّا بِسَمْعِ اللَّهِ، وَيَدٍ لَا تَبْطِشُ إِلَّا بِبَطْشِ اللَّهِ. إِنَّهَا فِلْسَفَةٌ حَكِيمَةٌ تُرْشِدُ الْأَوْلَوِيَّاتِ أَكْثَرَ مِمَّا تُرْشِدُ الْأَسْبَقِيَّاتِ.

Le vicariat de l’homme sur cette terre est donc le récit de ce qu’il accomplit par délégation du Seigneur, le Très-Haut : « Celui qui a créé puis harmonisé, et qui a déterminé puis guidé. » Certes, « Ne lui avons-Nous pas donné deux yeux ? » Mais un œil qui ne voit que par la vue de Dieu, une oreille qui n’entend que par l’ouïe de Dieu, et une main qui ne saisit que par la puissance de Dieu. C’est là une philosophie sage qui oriente davantage les priorités que les précédences.

5

فَرُبَّ مَكْرُمَةٍ عُرْفًا لَيْسَتْ مَكْرُمَةً شَرْعًا. فَلْيَكُنِ الْحَقُّ الْمُجَرَّدُ مِنَ اللَّهِ إِذًا أُسْتَاذَكَ الْوَحِيدَ؛ يُعْطِيكَ الْأَوَامِرَ فَوْقَ أَوَامِرِ الشَّرْعِ، وَيُعْطِيكَ النَّوَاهِي فَوْقَ نَوَاهِي الشَّرْعِ، وَهَذَا بِالتَّفَاوُتِ فِي الدَّرَجَاتِ. وَرُبَّمَا قِيلَ: إِنَّ الْكُرْهَ الْإِلَهِيَّ لَيْسَ أَصْلِيًّا، وَلَكِنَّهُ مِنَ الْعَوَارِضِ. وَمَا فَتَنَ اللَّهُ مِنْ فِتَنٍ عَلَى عِبَادِهِ إِلَّا بِحُكْمِ الِاخْتِبَارِ أَوْ حُكْمِ الِامْتِحَانِ. ﴿فَمِنْهُمْ مَنْ هَدَى اللَّهُ وَمِنْهُمْ مَنْ حَقَّتْ عَلَيْهِ الضَّلَالَةُ﴾[النحل، 36] . ”لَوْلُوتَخْ“: ﴿أَنَّمَا أَمْوَالُكُمْ وَأَوْلَادُكُمْ فِتْنَةٌ﴾[الأنفال، 28] ، لَكِنَّ الْفِتْنَةَ هُنَا لَا تَعْنِي تِلْكَ الْفِتْنَةَ الْعَمْيَاءَ. ﴿إِنَّ الَّذِينَ فَتَنُوا الْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ ثُمَّ لَمْ يَتُوبُوا فَلَهُمْ عَذَابُ جَهَنَّمَ وَلَهُمْ عَذَابُ الْحَرِيقِ﴾[البروج، 10] .

Car mainte noble action selon la coutume n'est pas une noble action selon la Loi Divine. Que la Vérité pure émanant de Dieu soit donc ton seul maître : elle te donne des commandements au-delà des commandements légaux et des interdits au-delà des interdits légaux, selon la différence des degrés spirituels. Il est même dit que la répulsion divine n’est pas originelle, mais accidentelle. Et Dieu n’éprouve Ses serviteurs que par la loi de l’épreuve et de l’examen : « Il en est que Dieu guide, et d’autres sur qui l’égarement s’est confirmé. » Raison pour laquelle, « Vos biens et vos enfants ne sont qu’une épreuve ». Mais cette épreuve n’est pas l’épreuve aveugle. « Ceux qui ont persécuté les croyants et les croyantes puis ne se sont pas repentis auront le châtiment de l’Enfer et le châtiment du Brasier. »

6

وَقَدْ أَوْجَدَ سُبْحَانَهُ الْفِتَنَ بِمُخْتَلِفِ أَهْدَافِهَا عَلَى صُورَةِ الْقَرْنِ: أَعْلَاهُ وَاسِعٌ وَأَسْفَلُهُ ضَيِّقٌ. وَفِي سُورَةِ الْكَهْفِ أَوْ سُورَةِ الْعَنْكَبُوتِ نَجِدُ أُمَّهَاتِ الْفِتَنِ تُوضَعُ عَلَى الْجَوَانِبِ الْإِيجَابِيَّةِ لِلْقَصَصِ الْقُرْآنِيَّةِ: ﴿ألم. أَحَسِبَ النَّاسَ أَنْ يُتْرَكُوا أَنْ يَقُولُوا آمَنَّا وَهُمْ لَا يُفْتَنُونَ. وَلَقَدْ فَتَنَّا الَّذِينَ مِنْ قَبْلِهِمْ فَلَيَعْلَمَنَّ اللَّهُ الَّذِينَ صَدَقُوا وَلَيَعْلَمَنَّ الْكَاذِبِينَ﴾[العنكبوت، 1-3] . لَكِنْ لِمَاذَا سُورَةُ الْكَهْفِ؟ وَلِمَاذَا سُورَةُ الْعَنْكَبُوتِ؟

Dieu, exalté soit-Il, a instauré les épreuves selon divers objectifs, à l’image d’un entonnoir : large à son sommet et étroit à sa base. Dans la sourate de la Caverne comme dans celle de l’Araignée, nous trouvons les matrices des épreuves placées sur les aspects positifs des récits coraniques : « Alif, Lam, Mim. Les gens pensent-ils qu'on les laissera dire “Nous croyons“ sans les éprouver ? Certes, Nous avons éprouvé ceux qui ont vécu avant eux ; [Ainsi] Dieu connaît ceux qui disent la vérité et connaît les menteurs. » Mais pourquoi la sourate de la Caverne ? Et pourquoi la sourate de l’Araignée ?

7

فَسُورَةُ الْكَهْفِ مَثَلًا جَامِعَةٌ لِلْفِتَنِ الْأَسَاسِيَّةِ الْأَرْبَعِةِ: فِتْنَةِ الدِّينِ، وَفِتْنَةِ الْمَالِ، وَفِتْنَةِ الْعِلْمِ، وَفِتْنَةِ الْحُكْمِ. سَنَأْتِي بِتَفْصِيلِهَا فِيمَا بَعْدُ. أَمَّا سُورَةُ الْعَنْكَبُوتِ فَشَبِيهَةٌ خُيُوطُهَا بِخُيُوطِ الْفِتْنَةِ الْمُتَشَابِكَةِ فِي مَجَالِ حَيَاةِ الْإِنْسَانِ. ﴿مَثَلُ الَّذِينَ اتَّخَذُوا مِنْ دُونِ اللَّهِ أَوْلِيَاءَ كَمَثَلِ الْعَنْكَبُوتِ اتَّخَذَتْ بَيْتًا، وَإِنَّ أَوْهَنَ الْبُيُوتِ لَبَيْتُ الْعَنْكَبُوتِ﴾[العنكبوت، 14] . وَلِمَاذَا أَوْهَنُ الْبُيُوتِ؟

La sourate de la Caverne, par exemple, rassemble les quatre grandes épreuves fondamentales : l’épreuve de la religion, l’épreuve des biens, l’épreuve du savoir et l’épreuve du pouvoir. Nous en donnerons les détails plus tard. Quant à la sourate de l’Araignée, ses fils ressemblent aux fils entremêlés des tentations dans la vie humaine : « L’exemple de ceux qui prennent des protecteurs en dehors de Dieu est celui de l’araignée qui s’est construit une demeure ; or la demeure la plus fragile est celle de l’araignée. » Pourquoi est-elle la plus fragile ?

8

يَقُولُ عُلَمَاءُ السُّوسِيُولُوجِيَا: إِنَّ الْوَهَنَ وَالضَّعْفَ مِنْ بَيْتِ الْعَنْكَبُوتِ لَيْسَ مِنْ طَرَفِ الْخُيُوطِ فَحَسْبُ، لَكِنْ حِينَ يَتِمُّ تَلْقِيحُ الْإِنَاثِ مِنْ طَرَفِ الذُّكُورِ، فَإِنَّ الْأُنْثَى تَقُومُ بِقَتْلِ الذَّكَرِ وَإِلْقَائِهِ خَارِجَ الْبَيْتِ، وَحِينَ يَكْبُرُ الْأَوْلَادُ يَقُومُونَ هُمْ أَيْضًا بِقَتْلِ الْأُمِّ وَإِلْقَائِهَا خَارِجَ الْبَيْتِ، وَهَذَا أَسْوَأُ الْبُيُوتِ، ﴿لَوْ كُنْتُمْ تَعْلَمُونَ﴾[العنكبوت، 14] .

Les sociologues disent que la fragilité et la faiblesse de la maison de l'araignée ne proviennent pas seulement des fils, mais lorsque les femelles sont fécondées par les mâles, la femelle tue le mâle et le jette hors de la maison, et lorsque les enfants grandissent, ils tuent aussi la mère et la jettent hors de la maison, et c'est la pire des maisons, « si vous saviez ».

9

إِذًا، مَنْ يَلْجَأْ نَفْسَهُ إِلَى غَيْرِ اللَّهِ مَثَلُهُ كَمَنْ يَلْجَأُ إِلَى مِثْلِ هَذَا الْبَيْتِ. فَيَحْتَاجُ الْمَوْقِفُ إِذًا لِمَعْرِفَةِ الْأَسْبَابِ وَالْمُسَبِّبَاتِ، أَوْ مَعْرِفَةِ الْوَسَائِلِ بِالْغَايَاتِ. يَجِبُ فِي الْبِدَايَةِ مَعْرِفَةُ الْفَرْقِ بَيْنَ الْأَذَى وَالْعَذَابِ. ﴿وَمِنَ النَّاسِ مَنْ يَقُولُ آمَنَّا بِاللَّهِ فَإِذَا أُوذِيَ فِي اللَّهِ جَعَلَ فِتْنَةَ النَّاسِ كَعَذَابِ اللَّهِ وَلَئِنْ جَاءَ نَصْرٌ مِنْ رَبِّكَ لَيَقُولُنَّ إِنَّا كُنَّا مَعَكُمْ أَوَلَيْسَ اللَّهُ بِأَعْلَمَ بِمَا فِي صُدُورِ الْعَالَمِينَ﴾[العنكبوت، 10] .

Ainsi, celui qui cherche refuge ailleurs qu’en Dieu est semblable à celui qui se réfugie dans une telle demeure. Il devient alors nécessaire de comprendre les causes et les effets, ou encore les moyens et les finalités. Il faut d’abord distinguer entre le préjudice et châtiment : « Parmi les gens, il en est qui disent : “Nous croyons en Dieu”, mais dès qu'ils subissent un préjudice dans [la voie de] Dieu, ils considèrent l'épreuve des gens comme le châtiment de Dieu. Et si un secours vient de ton Seigneur, ils diront certes : “Nous étions avec vous”. Dieu ne sait-Il pas mieux ce qu'il y a dans les poitrines des mondes ?»

10

وَإِذَا تَبَيَّنَ الْفَرْقُ بَيْنَ هَذَيْنِ، فَعَلَى الْإِنْسَانِ مَعْرِفَةُ مَنْ هُوَ مُحَرِّكُ خُيُوطِ الْفِتَنِ: أَهُوَ اللَّهُ أَمِ النَّاسُ؟ وَشَيْءٌ ثَانٍ هُوَ مَعْرِفَةُ الطَّرِيقَةِ أَوِ الْمَنْهَجِ لِمُكَافَحَةِ الْفِتَنِ: هَلْ يَتِمُّ بِجِهَادِ الْفِتْنَةِ أَمْ يَتِمُّ بِالصَّبْرِ عَلَيْهَا؟ ﴿وَالَّذِينَ جَاهَدُوا فِينَا لَنَهْدِيَنَّهُمْ سُبُلَنَا﴾[العنكبوت، 69] . لَكِنَّ كَلِمَةَ ”فِينَا“ لَيْسَ مَعْنَاهَا أَنَّكَ تُجَاهِدُ لِلَّهِ: ﴿وَمَنْ جَاهَدَ فَإِنَّمَا يُجَاهِدُ لِنَفْسِهِ إِنَّ اللَّهَ لَغَنِيٌّ عَنِ الْعَالَمِينَ﴾[العنكبوت، 6] .

Une fois cette distinction établie, l’homme doit savoir qui tire les fils des épreuves : Dieu ou les hommes ? Et une deuxième chose est de connaître la méthode ou l'approche pour combattre les épreuves: se fait-elle par le jihad contre l'épreuve ou par la patience face à elle ? « Ceux qui luttent pour Notre cause, Nous les guiderons assurément vers Nos voies. » Mais “pour Notre cause” ne signifie pas que l’on combat pour Dieu : « Celui qui lutte ne lutte que pour lui-même », car « Dieu Se suffit à Lui-même et n’a nul besoin des mondes. »

11

وَهَكَذَا نَقْرَأُ سُورَةَ الْكَهْفِ، وَهِيَ تُعْطِينَا صُوَرًا شَتَّى لِكَبْحِ جِمَاحِ الْفِتْنَةِ: تَارَةً بِالصَّبْرِ وَتَارَةً بِالثَّبَاتِ، تَارَةً بِالْمُعَانَاةِ وَتَارَةً بِالْمُكَابَدَةِ، تَارَةً بِالِانْتِقَالِ مِنْ مَكَانٍ إِلَى مَكَانٍ، وَبِالْهِجْرَةِ مِنْ أَرْضٍ إِلَى أَرْضٍ أَوْسَعَ. ﴿أَلَمْ تَكُنْ أَرْضُ اللَّهِ وَاسِعَةً فَتُهَاجِرُوا فِيهَا﴾[النساء، 97] . وَهَكَذَا ذَكَرَتِ السُّورَةُ فِي قَصَصٍ أَرْبَعَةٍ خُيُوطَ الْفِتْنَةِ وَمُحَرِّكَاتِهَا، لَكِنَّهَا أَيْضًا ذَكَرَتْ كُلَّ الْمَعَايِيرِ الَّتِي مِنْهَا تَكُونُ الْعِصْمَةُ مِنْهَا بِمَشِيئَةِ اللَّهِ. وَالسَّلَامُ عَلَيْكُمْ وَرَحْمَةُ اللَّهِ تَعَالَى وَبَرَكَاتُهُ.

Ainsi nous lisons la sourate de la Caverne, qui nous offre diverses images pour maîtriser l’élan des tentations : tantôt par la patience, tantôt par la fermeté, tantôt par l’endurance, tantôt par l’effort pénible, tantôt par le déplacement d’un lieu à un autre et par l’émigration vers une terre plus vaste : « La terre de Dieu n’était-elle pas assez vaste pour que vous émigriez ? » De cette manière, la sourate expose, à travers quatre récits, les fils des tentations et leurs moteurs, tout en exposant également tous les critères par lesquels l’immunité contre elles s’obtient par la volonté de Dieu. Et que la paix, la miséricorde de Dieu le Très-Haut et Ses bénédictions soient sur vous.