الشيخ السيد الحاج مالك سي
Seydi Elhadji Malick SY Maodo
السيرة الذاتية
<p><a id="_doountk0aw0p"></a>De la noblesse généalogique des élus du ciel</p><p>Dieu, dans la compétition inter-universelle pour la désignation de ses élus destinés à la guidance des âmes, a toujours procédé par une approche sélective. En vérité, Il a élu Adam, Noé, la famille d’Abraham et la famille d’Imran et les a élevés au-dessus de tous les hommes (3 : 33). Il les a honorés en faisant de leur descendance une lignée de nobles et de favoris.</p><p>Loin d’un favoritisme quelconque, cette approche relève de Sa Pure Volonté, l’Omniscient. Elle s’applique à la désignation des prophètes, des missionnaires rénovateurs. A bien fouiller dans l’histoire de ces missionnaires qui ont conduit les âmes, génération après génération, vers le Triomphe, on y trouve les arguments qui rendent légitimes tout guide; une légitimité généralement acquise de par la sainteté de leur lignée généalogique.</p><p>Seydil Hadji Malick Sy, un de ces hommes qui ont bien saisi le sens profond du paradigme de la sélection, n’a pas hésité à magnifier la généalogie de Seydina Mouhamed (PSL) dans l’or décanté : de choisi à choisi, de noble à noble, Abdallah et Amina ont enfin gratifié l’humanité du meilleur de ses fils (PSL). Et pour les avertis, ce choix s’inscrit dans la logique que Dieu reste intransigeant et très attaché à la qualité et à la personnalité de la lignée des élus à qui, Il confie la lourde responsabilité de garantir le retour des âmes dans le monde intelligible dans l’état de la pureté initiale qu’elles conservaient avant leur alliance avec la matière et les phénomènes. C’est ainsi que le Ciel a honoré l’humanité de missionnaires descendants de nobles serviteurs d’Allah qui œuvrent à éduquer les âmes pour un séjour paisible sur terre et pour un retour dans l’autre monde dans la dignité. De ces missionnaires, figure Seydil Hadji Malick SY.</p><ol><li><a id="_bi4mv58bnrdf"></a>De la noblesse généalogique de Seydil Hadji Malick Sy</li></ol><p>Quoi de plus noble pour un homme d’avoir comme mère une femme entièrement dévouée à la cause de Dieu, pieuse et soumise, marraine des enfants pèlerins des savoirs et de la spiritualité. <strong>Mame Fawade WELE</strong>, la mère de <strong>Seydil Hadji Malick Sy</strong> est une de ces femmes. Elle est cette grande dame vertueuse qui s’est tôt engagée dans la quête de la spiritualité par son adhésion à la voie Tijaniyya. Reconnue par ses bonnes œuvres à l’endroit des talibés et les pratiques de dévotion auxquelles elle se livrait en permanence, la mère d’El hadji Malick Sy saisissait toutes occasions pour faire parvenir à <strong>El Hadji Omar Tall</strong>, khalif de la Tijaniyya en Afrique de l’ouest des dons à titre de «hadiyas» et recevait en retour des prières.</p><p><br /><strong>Ousmane Sy</strong> plus connu sous le nom de Demba Bouna Sy est un jeune toucouleur du clan des Sissibé.</p><p>Jeune étudiant très attaché aux Lettres, <strong>Maam Ousmane</strong> fait sienne cette recommandation du Prophète PSL : « <em>Allez à la recherche du savoir même jusqu’en Chine</em>». Son engagement à la recherche notamment dans le domaine des connaissances islamiques l’amena à Gaaya où il a rencontré Maam Fawade Wélé, la vertueuse qui deviendra plus tard sa femme.</p><p><br />DE L’UNION DE CES NOBLES EST NÉ, LE SOLEIL QUI ÉCLAIRERA TOUT LE SÉNÉGAL.</p><p>El Hadji Malick Sy naquit vers 1855 à Gaaya, village natal de sa mère situé sur la rive du fleuve Sénégal, au nord de Dagana. Il est le fils de Ousmane Sy (Demba Bouna Sy), qui serait, d’après Cheikh Moussa Kamara, du clan des Sisibé du Boundou, issus de Ndiam Sy. Son père Ousmane Sy aurait été assassiné par des bergers dans le Djoloff quelques mois avant la naissance de cet enfant toucouleur.<br /></p><p>Ses ascendants auraient quitté leur village d'origine, situé non loin de Podor, pour s'établir dans le village de Sine, dans le Djoloff, d'où l’étudiant que fut Ousmane Sy partit à la recherche d'un manuel de grammaire arabe presque introuvable. Ses pérégrinations le mènent à Gaaya, qui avait la réputation d’être un foyer de culture arabo-musulmane. C’est Thierno Malick Sow qui reçut le jeune étudiant Ousmane.</p><p>Ce dernier y resta pour étudier le manuel tant recherché. C’est dans ces conditions qu’on donna à Ousmane Sy la main d’une femme du Walo, nommée Fawade Wellé. Ousmane ne tarda pas à retourner dans son village au Djoloff. S'estimant redevable à son maître Thierno Malick Sow, il demande à ce dernier avant son départ de donner son nom à l’enfant qui allait naître, si c’était un garçon, et de lui apprendre le Coran quand il aurait l’âge. Ainsi donc, l’unique enfant issu du mariage de Fawade Wellé devait porter le nom de celui qui fut le dernier maître de son père : Thierno Malick Sow.</p><p>Après sa naissance, l’orphelin, tout comme la veuve, furent pris en charge par Alpha Mayoro Wellé, frère de cette dernière. L’enfant a été remis à Thierno Malick auprès de qui celui-ci aurait appris tout ou une grande partie du Saint Coran, avant de le reprendre plus tard pour lui enseigner les rudiments du <em>fiqh</em> islamique.</p><p>Adolescent, intelligent et précoce, la tradition explique ceci par les pratiques de dévotion auxquelles se livrait sa mère, qui saisissait toutes occasions pour faire parvenir à El Hadji Omar Tall des dons à titre de <em>hadiyas</em> et recevait en retour des prières.</p><ol><li><a id="_bfaoqgj00ebp"></a>De la noblesse tridimensionnelle d’El Hadji Malick Sy</li></ol><p>Si parmi les critères d’éligibilité des missionnaires rénovateurs la noblesse dans sa forme tridimensionnelle en est un critère sine qua non, Elhadji Malick SY est, certes, venu au monde</p><p>avec toutes les chances de candidater à la qutbaniyya. Noble de par son ascendance, ce toucouleur du Fouta Toro hérite de ses parents une noblesse généalogique qui la rattache à la lignée du Meilleur des Créatures (PSL).</p><p>Outre cette noblesse généalogique, Hadji Maick émerveille ses contemporains de par ses valeurs suprêmes qui l’ont installé sur le trône de la noblesse sociale et religieuse. Incarnation de l’exemplarité parfaite, Maodo a toujours manifesté son penchant à la droiture ; il ne se lassait jamais de rappeler à son entourage : <em>" De tous les prodiges, je préfère l’istiqâma."</em></p><p>Et à ces deux noblesses, le sage de Tivaouane s’illustre, in fine, par son intellectualisation mythique.</p><p>Si le savoir, une fois bien utilisé, anoblit l’homme et le rapproche de son Seigneur, l’intellectuel le plus accompli de son temps est plus qu’un noble. En grand savant, Jaxaay a toujours préféré dissimuler son pouvoir mystique et sa grandeur spirituelle céleste pour arborer la tunique du guide réformateur pieux qui, à l’instar du Prophète (PSL) lors de la prise de la Kaaba, démolissait, avec des arguments puisés de sa vaste culture, à la fois l’idéologie coloniale et l’extravagance des traditions ancestrales noires. Au miracle, le sage a toujours privilégié la logique.<br /></p><ol><li><a id="_iuoqzfkh1bd2"></a>Portrait physique de Seydi El Hadji Malick Sy</li></ol><p>El Hadji Malick Sy, ainsi que le rapporte la tradition, était un homme de grande taille au teint clair, qu’il tenait manifestement de ses origines toucouleur. Beau de visage comme l’atteste d’ailleurs ses photos qui nous restituent une figure avenante aux traits harmonieux avec ses yeux expressifs laissant l’impression d’une intelligence vive et sûre d'elle-même. Le maître ne se couvrait pas le visage ainsi qu’avaient coutume de le faire la plupart des figures religieuses de l’Afrique de l’Ouest en particulier. Silhouette à la majesté, nous dit la tradition, accentuée par le port de boubous africains fort amples coupés souvent à la « dalmatique » ou Nord africains (djellaba burnous etc.) dans lesquels il se drapait. Ses boubous africains se coupaient souvent dans des tissus de cotonnade blanc teints à indigo.</p><p>Le maître aimait se jeter négligemment sur les épaules, pour rehausser et agrémenter l’ensemble, une belle châle appelée localement « Samba Sembe », le tout surplombé par le parasoleil qu’il tenait le plus souvent.</p><ol><li><a id="_ww1ark7f6cd3"></a>Portrait moral de Seydi El Hadji Malick Sy</li></ol><p>Sa modestie et son humilité ont forcé l'admiration de tous : pouvoir politique et traditionnel confondus, à fortiori les autorités religieuses et les masses musulmanes. El Hadji Malick Sy était d’une patience et d’une ténacité telles qu’il ne reculait devant aucune difficulté parce que armé de si hautes qualités morales.</p><p>Sans nul doute, est-ce ce qui explique davantage son choix des moyens de subsistance durs et peu généreux, pour gagner sa vie, tel que le travail de la terre. Il était, de surcroît, le symbole de la générosité. Non seulement il donnait tout ce qu’il possédait, mais il ne voulait rien recevoir de personne.</p><p>Hadji Malick SY était d’une tolérance hors pair, mais d’une objectivité et d’une impartialité telle qu’il n’hésitait jamais à mettre en garde, à rappeler à l’ordre et même à dénoncer, chaque fois que le respect des principes islamiques le requerrait.</p><p>Sans nul doute, un homme de cette trempe, dont les moindres qualités intellectuelles et morales étaient entre autres, l’abnégation, l’amour du prochain, fut-il un inculte, l’humilité, la générosité et la fermeté, un pareil homme ne pouvait que constituer un pôle d’attraction autour duquel gravitait, outres ses adeptes, tout homme œuvrant pour l’avènement d’un siècle où la justice sociale régnera dans toute sa plénitude.</p><p>Peut-être, était-ce cet ensemble de qualités élevées qui fit de Hadji Malick Sy un recours constant des autorités coloniales et traditionnelles aux grands moments de troubles, mais aussi un refuge pour le peuple qui fut tout proche de lui.</p><ol><li><a id="_rpvesxn9wqdk"></a>Seydi El Hadji Malick Sy, une figure emblématique de la résistance culturelle</li></ol><p>L’échec de la quasi-totalité des résistances armées païennes et des résistances théocratiques musulmanes dans la Séné-Gambie, face aux troupes coloniales, fait du Sénégal le relais de la colonisation culturelle de la France. Et Maodo, fin stratège et intellectuel éveillé s’est dressé contre le projet culturel du colonisateur.</p><p>Investissant les milieux urbains notamment les grandes villes (Saint Louis et Dakar), il a su contenir la stratégie d’acculturation de ce projet en faisant recours constamment à l’éducation et la formation des masses à travers la mise en place de zawaya, de daaras, de cercles d’éducation et de formation populaire.</p><p>A ce projet culturel français à double entrées : les missionnaires et l’école, El hadji Malick Sy a opposé l’enseignement du Coran et de la sharia, l’éducation religieuse, le culte du travail et la vulgarisation des principes de la tijaniyya. Du Walo au Cap-Vert passant par le Ndiambour, le Baol, le Sine, le Saloum, la Casamance, son influence a connu une ascension fulgurante.<br /></p><ol><li><a id="_xvzqgxyveb4s"></a>Seydi El Hadji Malick Sy, le chef de guerre</li></ol><p>En bon commandant des âmes et héritier du drapeau de la guerre sainte tenu par El hadji Omar Tall puis par Maba Diakhou BA, Maodo, convaincu de l’inopportunité d’une confrontation militaire, jeta son dévolu sur la <em>grande guerre (jihad al akbar)</em>, sans doute la plus difficile. De par sa vision éclairée et prospective et de par son intelligence et son sens élevé de responsabilité, une analyse pertinente de la carte de l’occupation coloniale lui impose une stratégie de résistance à caractère collaboratif. Au canon, il préfère son chapelet et à l’hymne des soldats au front, il opte pour la wazifa matin et soir. Comme tout chef de guerre, il usa de son pouvoir mystique comme arsenal, de sa clairvoyance comme moyen de défense, de sa diplomatie pour élargir sa base. Autour de lui, environ cent hommes, tous armés de sciences jusqu’aux dents, descendent sur le champ des opérations et occupent les premiers rangs aux fronts de la <em>grande guerre</em>. Comme une guerre éclair, Ils ont réussi à endiguer les plans stratégiques du colonisateur sans coups férir.</p><ol><li><a id="_whord8scugw1"></a>Seydi El Hadji Malick Sy, le professeur émérite et recteur de l’université de Ndiarné</li></ol><p>Serigne Alioune Gueye, élève puis secrétaire et Mouqadam de Maodo déclare sans aucune dose de fanatisme que l’école du Maître n’a d’égal, en sciences, de même que les zikrs sont sans commune mesure. Fondateur et recteur de l’université populaire de Ndiarné, Hadji Malick dispose de toutes les garanties scientifiques et mystiques qui légitiment son grade de professeur des universités.</p><p>Et si dans les universités le droit à enseigner est du domaine exclusif des spécialistes, dans l’académie de l’Islam, le port de la toge est fortement calibré à des critères immuables de sélection définis par son Prophète (PSL); lesquels critères sont entièrement remplis par le recteur de Ndiarné. </p><p>Avec une maitrise incontesté du coran et des sciences connexes, Maodo est présenté comme un océan de connaissances islamiques, un éminent pédagogue doublé d’humaniste. Échelon après échelon, il s’est hissé au summum de l’intelligentsia et du mystique accompli. Le savant de Tivaouane a le don et l’art d’enseigner et d’éduquer, à une grande échelle, les musulmans par une pédagogie novatrice qui défie à la fois béhavioristes, cognitivistes, constructivistes, socioconstructivistes et connectivistes.</p><p>Professeur de chair, il l’est.</p><p>Grand éducateur, il l’est.</p><p>Formateur expérimenté et généreux dans le partage des savoirs, il l’est,</p><p>Grand écrivain, Palme de l’historiographie du Prophète, il l’est.</p><p>Fondateur de trois zawaya, centres de rayonnement religieux et intellectuel dans les grandes villes du Sénégal français, il l’est.</p><p>Sociologue éveillé et farouche défenseur des faibles et des peuples opprimés, il l’est.</p><p>Libérateur des peuples asservis au seul prix de l’engagement dans son école, il l’est.</p><p>Entrepreneur des âmes et conciliateur des deux mondes, il l’est.</p><p>Guide spirituel, protecteur de l’empire spirituel fondé par El hadji Omar et conservateur du patrimoine de l’islam et de ses principes, il l’est.</p><p>Réunificateur de la grande famille tidjane de la Sénégambie.</p><p>Si autant de qualités éminemment élevées sont incarnées par un seul homme, qui oserait comparer Seydil Hadji Malick Sy à un autre guide de son temps ?<br />Voilà le distingué recteur et professeur de Ndiarné considéré par <strong>Destaing</strong> comme l’intellectuel "le plus instruit et le mieux à même de rendre clairement ce qu’il a acquis" et qualifié de Cheikh religieux « le plus lettré et le plus sympathique de son temps" par <strong>P. Marty.</strong></p><ol><li><a id="_haoq39vbd2zd"></a>Seydi El Hadji Malick Sy, un homme respectueux de la dignité humaine</li></ol><p>Mame Maodo fut cet homme de Dieu qui vivait, à l’image du Prophète David (PSL), à la sueur de son front. Pour subvenir à ses besoins, il ne dépendait pas de hadiya qu’il assimilait souvent à de la corruption. Très respectueux de la dignité humaine, il traitait ses disciples de compagnons et refusait toute forme d’exploitation forcenée à leurs égards. Dans son entendement, le talibé est un homme d’égale dignité, un condisciple dans la quête de la droiture, de la spiritualité. C’est aussi, pour lui, cette créature divine à qui il faut donner goût et espoir à la vie, éducation et formation religieuses, savoir, savoir-faire et valeurs.</p><p>Par le savoir, Mame Ass engage le talibé dans la voie qui mène à Dieu. Par le savoir-faire, il lui crée les conditions de son affranchissement socioéconomique pour un séjour sur terre paisible et prolifique. Et par les valeurs, il lui donne les codes mystiques, pour un vivre-ensemble harmonieux, essentiels pour créer un environnement spirituel sain, gage d’une intimité durable avec les saints et avec le Ciel.</p><p>En somme, la stratégie de Mame Maodo a pour finalité d’anoblir le discipline, de le libérer de toute forme d’obscurantisme et d’archaïsme débordant, de lui permettre de puiser dans sa volonté l’énergie nécessaire pour entrer en contact permanent avec le message du Ciel, de lui baliser la voie de l’ascension spirituelle, bref de rendre l’homme à Dieu.</p><ol><li><a id="_gur14vdjlczi"></a>Seydi El Hadji Malick Sy, le meilleur des maîtres</li></ol><p>L’école de Maodo est sans doute l’une des meilleures écoles de tous les temps eu égard à ses ressortissants, docteurs et experts dans tous les domaines des sciences. De la science coranique aux sciences modernes passant par les lettres, la rhétorique, la grammaire, l’astronomie, les sciences islamiques.</p><p>Maodo a le mérite de doter l’Afrique noire de savants et d’ulémas éclaireurs qui ont propagé l’islam sunnite dans toutes les contrées de la Séné-Gambie. Sa pédagogie différenciée fait de lui le meilleur des maîtres. Il est l’un de ces hommes que l’humanité produit rarement et son école de hautes sciences défie et transcende tous les temps.</p><p>Cette école se singularise par l’efficacité des méthodes de transmission des connaissances de son fondateur, par la qualité de ses étudiants qui, de par leur recours à la pédagogie de l’exemplarité, ont permis à des milliers de disciplines qui n’ont jamais rencontré le maître de Tivaouane de goûter à sa sagesse légendaire et à son savoir limpide. De la profondeur de ses analyses et de l’originalité de son approche, Maodo satisfait en une seule audience, à la fois, les hommes de lettres, les juristes, les philosophes et sages ainsi que les doctes musulmans. Voici Malick Fawade, père fondateur de l’école de Tivaouane.</p><ol><li><a id="_ssz23ejruxhn"></a>Seydi El Hadji Malick Sy, héritier de quatre prophètes (PSE)</li></ol><p>El hadji Malick Sy a le mérite d’être le dépositaire incontesté de l’héritage de quatre prophètes (PSE). Grand entrepreneur, il a hérité la diplomatie salomonienne qui lui a permis de gérer les diversités socioculturelles dans l’espace séné-gambien, ce carrefour où s’entrechoquent plusieurs civilisations. De même, il a hérité de Moïse (PSL) une stratégie qui fait de lui ce libérateur des peuples exploités soumis au code de l’indigénat et à l’injustice sociale de l’aristocratie ceddo sans jamais être provocateur. Héritier de la sagesse d’Abraham (PSL), père de l’approche par le doute méthodique dans la recherche de la Vérité, Maodo est resté cet éminent épistémologue et spécialiste en analyse du discours qui ne se limite jamais à l’apparence trompeuse des textes. De Seydouna Mouhamad (PSL), Hadji Malick Sy a hérité, in fine, l’incarnation de la rigueur et de l’objectivité qui lui ont permis de se concentrer exclusivement sur sa mission sans jamais se laisser divertir.</p>
القصائد (78 قصيدة)
آدَابُ الْمَسْجِدِ
ādābu l-masjidi
أَبَدَا بُرُوقٌ تَحْتَ جُنْحِ ظَلَامِ
abadā burūqun taḥta junḥi ẓalāmi
أَحْمَدُ رَبِّي إِلَهِي عَافِيَ الْجَانِي
aḥmadu rabbī ilāhī ʿāfiya l-jānī
أَسْتَوْدِعُ اللهَ رَبِّي كَعْبَةَ اللهِ
astawdiʿu l-lāha rabbī kaʿbata l-lāhi
أَلَا أَصِيخُو لَنَا يَا إِخْوَةَ الدِّينِ
alā aṣīkhū lanā yā ikhwata d-dīni
أَلَا دَعْوَى الْفَتَى حُمْقٌ وَجَهْلٌ
alā daʿwa l-fatā ḥumqun wajahlun
أَلَا كَثِّرُوا ذِكْرَ الْفَرِيدَةِ تُرْحَمُوا
alā kaththirū dhikra l-farīdati turḥamū
أَلَا يَا أَهْلَ دَوْفَالَ اسْتَفِيقُوا
alā yā ahla dawfāla s-tafīqū
أَلَا يَا رَسُولَ اللَّهِ كُلِّي وَجُمْلَتِي
alā yā rasūla l-lāhi kullī wajumlatī
أَلَا يَا رَسُولَ اللهِ يَا أَفْضَلَ الْوَرَى
alā yā rasūla l-lāhi yā afḍala l-warā
أَمَرَ النَّبِيُّ إِمَامَنَا بِتَنَزُّلِ
amara n-nabiyyu imāmanā bitanazzuli
أَيَا مَنْ لَهُ يَا رَبِّ كُلُّ كَمَالِ
ayā man lahu yā rabbi kullu kamāli
إِجَازَةٌ عَنْ مَالِكِ الحَوَّابِ
ijāzatun ʿan māliki l-ḥawwābi
إِلَى جَارِيمَ أَكْرَمُ مِنْ سَلَامِ
ilā jārīma akramu min salāmi
إِنْ كُنْتَ أَحْبَبْتَ تَحْقِيقًا وَسِيلَتَنَا
in kunta aḥbabta taḥqīqan wasīlatanā
إِنِّي أَتَيْتُ الأَوَّلَا
innī ataytu l-'awwalā
اَلْحَمْدُ لِلَّهِ إِذْ مَا فِي طَرِيقَتِنَا
alḥamdu lillāhi idh mā fī ṭarīqatinā
اللهُ حَسْبِي
al-lāhu ḥasbī
بِالْحَضْرَتَيْنِ غَبَنْتُمْ أَهْلَ تِجَّانِي
bil-ḥaḍratayni ghabantum ahla tijjānī
تَرَكْتُ إِلَهِي اعْتِرَاضَ الْقَضَا
taraktu ilāhī ʿ-tirāḍa l-qaḍā
جَزَى اللَّهُ رَبُّ النَّاسِ خَيْرَ جَزَائِهِ
jaza l-lāhu rabbu n-nāsi khayra jazā'ihi
حُرُوفُ صَلَاةِ الْفَاتِحِ
ḥurūfu ṣalāti l-fātiḥi
خَالِيَ وَابْنُ سَعِيدٍ سَيِّدِي عُمَرُ
khāliya wābnu saʿīdin sayyidī ʿumaru
خِلَاصُ الذَّهَبِ فِي سِيرَةِ خَيْرِ الْعَرَبِ
khilāṣu dh-dhahabi fī sīrati khayri l-ʿarabi
دُعَاءُ الرُّفَاتِ - يَا دَافِعًا كُلَّ أَوْجَالٍ وَآفَاتِ
duʿā'u r-rufāti - yā dāfiʿan kulla awjālin wa'āfāti
رَبِّ بِجَاهِ الْمُصْطَفَى الْهَادِي الْأَمِينِ
rabbi bijāhi l-muṣṭafa l-hādi l-'amīni
زَجْرُ الْقُلُوبِ عَنْ حُبِّ دَارِ الْخَلُوبِ
zajru l-qulūbi ʿan ḥubbi dāri l-khalūbi
زُرْ أَرْضَ فَاسٍ
zur arḍa fāsin
سِلْسِلَتِي مَيُرُو الْمَحْمُودُ شِيمَتُهُ
silsilatī mayuru l-maḥmūdu shīmatuhu
شُكْرُ الْوَسَائِطِ وَاجِبٌ فَكَيْفَ بِمَنْ
shukru l-wasā'iṭi wājibun fakayfa biman
طَلَقْتُكِ يَا دُنْيَا ثَلَاثًا وَلَا أُرَى
ṭalaqtuki yā dunyā thalāthan walā urā
عَجِبْتُ عَلَى هَذَا الزَّمَانِ وَأَهْلِهِ
ʿajibtu ʿalā hadha z-zamāni wa'ahlihi
فَاسْمَعْ خِصَالًا ذَمِيمَاتٍ مُقَبَّحَةً
fāsmaʿ khiṣālan dhamīmātin muqabbaḥatan
فَاكِهَةُ الطُّلَّابِ
fākihatu ṭ-ṭullābi
فَفِي الْإِيفَاءِ إِيفَاءٌ فَأَوْفُوا
fafi l-'īfā'i īfā'un fa'awfū
فَلَا بُدَّ مِنْ شَكْوَى
falā budda min shakwā
فَنَجِّنَا
fanajjinā
قَالَ التِّجَانِيُّ لَمْ يَحْتَجْ لِرُؤْيَتِنَا
qāla t-tijāniyyu lam yaḥtaj liru'yatinā
قَدَمَايَ هَاتَانِ – قَدِيمٌ حُبُّنَا الْخَتْمَ التِّجَانِي
qadamāya hātāni qadīmun ḥubbuna l-khatma t-tijānī
قَدَمَايَ هَاتَانِ – قَضَى اللَّهُ قَاضِي الشَّوْقِ
qadamāya hātāni qaḍa l-lāhu qāḍī sh-shawqi
قَدَمَايَ هَاتَانِ – قُطْبِي عَلَى الْأَقْطَابِ
qadamāya hātāni quṭbī ʿala l-'aqṭābi
قَدَمَايَ هَاتَانِ – قُلْ لِلْعَذُولِ فَإِنَّا
qadamāya hātāni qul lilʿadhūli fa'innā
قَنْطَرَةُ الْمُرِيدِ تَعَلُّمَ الْعُلُومِ لِلْمُرِيدِ
qanṭaratu l-murīdi taʿalluma l-ʿulūmi lilmurīdi
قَوْمِي خُدُوا جِذْرَكُمْ - نَطْمُ خَاتِمَةِ الرِّسَالَةِ اللَّطِيفَةِ
qawmī khudū jidhrakum - naṭmu khātimati r-risālati l-laṭīfati
لَا تَنْكَرُوا أَوْلِيَاءَ اللَّهِ إِنْ مَنَعُوا
lā tankarū awliyā'a l-lāhi in manaʿū
لاَمِيَّةْ - الدُّرُّ الْيَتِيمُ وَالْجَوْهَرُ الْجَسِيمُ
lamiyyat - d-durru l-yatīmu wāl-jawharu l-jasīmu
لَقَدْ رُفِعَتْ رَايَاتُ أُسْلُوبِ شَيْخِنَا
laqad rufiʿat rāyātu uslūbi shaykhinā
لَقَدْ لَقِينَا زَمَانًا - نَطْمُ خَاتِمَةِ كِفَايَةِ الرَّاغِبِينَ
laqad laqīnā zamānan - naṭmu khātimati kifāyati r-rāghibīna
مُحَمَّدٌ يَا ابْنَ عَمِّي أَحْمَدَ الْعَلَمُ
muḥammadun ya b-na ʿammī aḥmada l-ʿalamu
مَلَائِكُ اللَّهِ لَا زِلْتُمْ مِنَ الْكُرَمَا
malā'iku l-lāhi lā ziltum mina l-kuramā
نَأَتْ دَارُ لَيْلَى لَا الْهُوَيْنَا تَنَالُهَا
na'at dāru laylā la l-huwaynā tanāluhā
نَعُوذُ بِاللَّهِ مِنْ شَرِّ الْكُفَّارِ وَمِنْ
naʿūdhu billāhi min sharri l-kuffāri wamin
نُونِيَّةْ - رِيُّ الظَّمْآنِ فِي مَوْلِدِ سَيِّدِ بَنِي عَدْنَانَ
nūniyyat - riyyu ẓ-ẓam'āni fī mawlidi sayyidi banī ʿadnāna
هَبْ لِي بَنِينَ ذُكُورًا صَالِحِينَ بِهِمْ
hab lī banīna dhukūran ṣāliḥīna bihim
وَالْجَمْعُ لِلذِّكْرِ جَهْرًا
wāl-jamʿu lidhdhikri jahran
وَبَعْضُهُمْ تَرَكُوا أَوْرَادَ سَيِّدِنَا
wabaʿḍuhum tarakū awrāda sayyidinā
وَرَضِيَ اللهُ عَنْ شَيْخِي التِّجَانِ
waraḍiya l-lāhu ʿan shaykhi t-tijāni
وَسَنَدِي فِي وِرْدِنَا التِّجَّانِي
wasanadī fī wirdina t-tijjānī
وَسِيلَةُ الْأَمَانِي عَلَى سِلْسِلَةِ طَرِيقَةِ التِّجَانِي
wasīlatu l-'amānī ʿalā silsilati ṭarīqati t-tijānī
وَسِيلَةُ الْمُجْرِمِين إِلَى غُفْرَانِ رِبِّ الْعَالَمِينَ
wasīlatu l-mujrimīn ilā ghufrāni ribbi l-ʿālamīna
وَسِيلَةُ الْمُنَى فِي نَظْمِ أَسْمَاءِ اللهِ الْحُسْنَى
wasīlatu l-munā fī naẓmi asmā'i l-lāhi l-ḥusnā
وَلَا تَرْكَنَنْ حِبِّي لِدَارِ فَنَاءِ
walā tarkanan ḥibbī lidāri fanā'i
وَمَا لَكُمُ يَا قَوْمِ حَتَّى وَعَدْتُمُ
wamā lakumu yā qawmi ḥattā waʿadtumu
وَهَائِلٍ زَاخِرِ الْأَمْوَاجِ مُرْتَكِمِ
wahā'ilin zākhiri l-'amwāji murtakimi
يَا اللهُ يَا حَيُّ يَا قَيُّومُ يَا اللهُ
ya l-lāhu yā ḥayyu yā qayyūmu ya l-lāhu
يَا خَالِقًا لِمَا يَشَا
yā khāliqan limā yashā
يَا رَبِّ هَبْ لِيَ صَبْرًا أَسْتَعِينُ بِهِ
yā rabbi hab liya ṣabran astaʿīnu bihi
يَا سَالِكًا سَنَنَ التِّجَّانِ مُعْتَسِفًا
yā sālikan sanana t-tijjāni muʿtasifan
يَا شَيْخَنَا أَحْمَدَ التِّجَّانِ مَلْجَانَا
yā shaykhanā aḥmada t-tijjāni maljānā
يَا صَاحِبَ الْعَهْدِ رَاعِ الْعَهْدَ
yā ṣāḥiba l-ʿahdi rāʿi l-ʿahda
يَا غَادِيًا لِاعْتِرَاضِ اللَّفْظِ قَدْ جَانَا
yā ghādyan liʿtirāḍi l-lafẓi qad jānā
يَا كَاشِفَ الدَّاءِ وَالْأَسْوَا وَأَضْرَارِ
yā kāshifa d-dā'i wāl-'aswā wa'aḍrāri
يَا لَائِمِي فِي الْهَوَى الْعُذْرِيِّ مَعْذِرَةً
yā lā'imī fi l-hawa l-ʿudhriyyi maʿdhiratan
يَا لَيْتَنِي لَيْتَنِي جَدُّ الْحَمَاقَاتِ
yā laytanī laytanī jaddu l-ḥamāqāti
يَا مَنْ قَرَا الْيَوْمَ إِحْدَى عَشْرَ جَوْهَرَةً
yā man qara l-yawma iḥdā ʿashra jawharatan
يَا مُنْكِرًا مَنْعَ جَمْعٍ فِي طَرِيقَتِنَا
yā munkiran manʿa jamʿin fī ṭarīqatinā
يَا مُنْكِرِي أَوْلِيَاءِ اللهِ - نَطْمُ خَاتِمَةِ إِفْحَامِ الْمُنْكِرِ الْجَانِي
yā munkirī awliyā'i l-lāhi - naṭmu khātimati ifḥāmi l-munkiri l-jānī
يَا نُزْهَتِي قُرَّةَ الْعَيْنَينِ يَا أَمَلِي
yā nuzhatī qurrata l-ʿaynayni yā amalī