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السيد الشيخ الخليفة أبوبكر سي

Seydi Cheikhal Khalifa Aboubackrine SY

السيرة الذاتية

<p><a id="_bookmark2"></a>De la noblesse généalogique de Seydi Abubacar SY </p><p>Son père, <strong>El hadji Malick Sy </strong>le fervent savant, le soufi et l’illustre de la science exotérique et ésotérique. Sa modestie et son humilité ont forcé l'admiration de tous : pouvoir politique et traditionnel confondus, à fortiori les autorités religieuses et les masses musulmanes. El Hadji Malick Sy était d'une patience et d'une ténacité telles qu'il ne reculait devant aucune difficulté parce qu'armé de si hautes qualités morales. Sans nul doute, ce qui explique davantage sa frugalité. Il était, de surcroît, le symbole de la générosité. Hadji Malick SY était d'une tolérance et d'une objectivité telles qu'il n'hésitait jamais à mettre en garde, à rappeler à l'ordre et même à dénoncer, chaque fois que le respect des principes islamiques le requerrait. Sans nul doute, un homme de cette trempe, dont les moindres qualités intellectuelles et morales étaient entre autres, l'abnégation, l'amour du prochain, fut-il un inculte, l'humilité, la générosité et la fermeté, un pareil homme ne pouvait que constituer un pôle d'attraction autour duquel gravitait, outres ses adeptes, tout homme œuvrant pour l'avènement d'un siècle où la justice sociale régnera dans toute sa plénitude.</p><p>Peut-être, était-ce cet ensemble de qualités élevées qui fit de Hadji Malick Sy un recours constant des autorités coloniales et traditionnelles aux grands moments de troubles, mais aussi un refuge pour le peuple qui fut tout proche de lui.</p><p>Sa <strong>Mère Sokhna Rokhaya Ndiaye</strong>, la fille d’Ali Boye, « la Saint-Louisienne ». C’est une femme connue pour son dévouement pur, renommée pour ses qualités exceptionnelles et son éducation exemplaire. Elle était une mère pour les démunis, les orphelins, les élèves et les disciples, entretenant de bonnes relations avec les saints, les érudits et les adeptes. Mame Rokhaya Ndiaye, mère de Serigne Babacar Sy a le mérite d’être une de ces femmes croyantes et pieuses, soumises et fidèles, adoratrices entièrement dévouées à la cause de Dieu. Elle a hypothéqué son rangsocial et sa dignité traditionnelle pour s’engager avec Maodo dans la voie spirituelle dans le but d’inscrire leur progéniture dans le prestigieux empire de la noblesse.</p><p>Etant très jeune, c'est Sokhna Rokhaya qui amenait son repas quotidien et a été séduite par la sainteté de l’homme, la manière dont il récitait le Saint Coran et son attachement à la Sunnah. Un jour, elle confia à sa famille : &quot;Gooru Yalla gi dé, kumako may, ma sey ak moom jaamu ci Yalla&quot;.</p><p>C’est la raison pour laquelle Seydil Hadji Malick parle dans ce vers :</p><p><strong>توكلي</strong> <strong>للإله</strong> <strong>الخالق</strong> <strong>الجبل</strong></p><p> <strong>يا</strong> <strong>نزهتي</strong> <strong>قرة</strong> <strong>العينين</strong> <strong>يا أملي</strong></p><p><a id="_bookmark3"></a>Naissance</p><p>Seydi Hadji Malick a demandé à El Hadji Malick Sarr de faire une retraite spirituelle pour lui. A la fin de celle-ci, El Hadji Malick Sarr lui confie qu’un avenir radieux l’attendait dans ce mariage et a annoncé la naissance d'un fils prodige. Il a décrit avoir vu ce fils avec une chaîne de lumière liée de son nombril au ciel, et on lui a dit que ce fils s'appellerait &quot;Babacar&quot;.</p><p>Serigne Babacar Sy est né en 1885 à Saint Louis du Sénégal dans le quartier &quot;lodo&quot; au 42 rue André Lebon (actuelle rue Serigne Babacar Sy)</p><p>Serigne Babacar décrivait son lieu de naissance en ces termes :</p><h1>وإنني قد كنت من أهل الندري ومسكني بها لدى ري أندري</h1><p><strong>إثنان</strong> <strong>أربعون</strong> <strong>قل</strong> <strong>ذاك</strong> <strong>العدد</strong> <strong>لنمرة</strong> <strong>الدار</strong> <strong>إذا</strong> <strong>رمت</strong> <strong>المدد</strong></p><p>C’est sous ce <strong>tamarinier </strong>situé à Ndombo Sandjiri, département de Dagana, que le messager est venu annoncer à Seydil Hadji Malick Sy la naissance de son deuxième fils alors qu’il était en train de rédiger le Taïssir. C’est pour cela que Serigne Babacar disait : « Le Taïssir est mon jumeau »</p><p>Lorsque le cheikh a été informé de la naissance de Serigne Babacar Sy, il ajouta dans le poème le vers suivant : </p><p><strong>رَبٌّ تَبَارَكَ أَوْ رَبٌّ تَقَدَّسَ أَوْ رَبٌّ تَعَالَى عُلُوًّا رَبِّ يَا اللَهُ</strong></p><p><a id="_bookmark4"></a>Portrait de Serigne Babacar Sy</p><ul><li>Portrait Moral</li></ul><p>Ses contemporains ont loué unanimement sa politesse, son élégance, sa générosité et sa bonté. Sa moralité était exemplaire, et ses maximes éducatives restent pertinentes encore aujourd'hui, particulièrement pour la jeunesse.</p><p>La rigueur et la fermeté dans la recherche de la Vérité étaient des traits bien marqués de Serigne Babacar Sy. Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy Al-Maktoum a souligné à son sujet : &quot;Le doute ne l'habite pas en science comme en acte, toujours catégorique dans ses principes et verdicts.&quot;</p><p>Tout est équilibre et mesure dans l'attitude de Cheikh Al Khalifa. Ses actes, ses paroles ainsi que l'image qu'il reflète.</p><p>Sa posture est finalement le symbole de ce trait d'union entre le temporel et le spirituel sans qu'aucun des deux ne déborde. Sa sérénité était celle d'un homme simple dont le charisme (heyba) rassurait.</p><ul><li>Portrait physique :</li></ul><p>Serigne Babacar Sy était un homme d’une présence imposante, qui inspirait le respect et la sérénité. Son visage rayonnait de sagesse et de bienveillance, reflétant son âme profonde et sa connexion spirituelle. Ses traits étaient marqués par la douceur et la noblesse, témoignant de sa grandeur intérieure et de son dévouement.</p><ul><li><a id="_bookmark8"></a>Sa formation :</li></ul><p>Seydouna Mouhamed (psl) dit : « j’ai été choisi et formé par Dieu, j’ai fait l’effort d’assimiler et d’intégrer cette formation ». Il devrait en être ainsi pour tous les missionnaires chargés d’éduquer, d’enseigner et d’orienter les créatures du Divin. Serigne Babacar Sy étant de cette trempe, a été formé par son guide spirituel Seydil Hadji Malick Sy dans tous les domaines. Il a affirmé en ces mots : « Depuis ma naissance j’ai toujours adopté et suivi ALLAH et le grand Prophète (psl). J’ai rempli tous mes devoirs religieux sans faille, sans défaillance aucunes vis-à-vis de mon Créateur. J’ai appris à mes disciples à suivre l’Eternel. J’ai marché sans trébucher sur le chemin tracé par mon père Seydil Hadji Malick Sy et j’ai respecté toutes les recommandations divines »</p><ul><li><a id="_bookmark9"></a>Son cadre d’évolution :</li></ul><p>Serigne Babacar a grandi au cœur de la source du savoir alimentée par Seydi El hadji Malick. Il n’a jamais connu une vie d’ignorance. Cela s’est produit dans un environnement multiculturel, de civilisation abondante et dans un entourage spirituel entre son érudit de père et sa vertueuse mère. Ses parents l’ont préservé des tendances et des mauvaises mœurs de l’époque. Il a été initié au Coran par le premier disciple de Maodo, El Hadji Malick Sarr. Ce dernier a été spirituellement formé par le CHEIKH et était spécialiste des sciences théologiques. Il fait partie des tout premiers séminaristes de Ndjardé qui ont par la suite formé et instruit plusieurs éminentes générations d’érudits.</p><p>Serigne Babacar a maitrisé le Coran dès son plus jeune âge, puis il a été confié à Mame Mor Khoudia SY pour approfondir ses connaissances dans les différentes sciences religieuses. Ce dernier est cousin et gendre de Maodo, ayant épousé sa fille Sokhna Nafissatou Sy.</p><p><strong>يقول</strong> <strong>الشيخ</strong> <strong>أحمد</strong> <strong>التجاني</strong> <strong>سي</strong> <strong>المكتوم</strong>:</p><p><strong>فما</strong> <strong>مالك</strong> <strong>أدرى</strong> <strong>من</strong> <strong>ابن</strong> <strong>رقيّـة</strong> <strong>بما</strong> <strong>هو</strong> <strong>في</strong> <strong>دين</strong> <strong>وفي</strong> <strong>سنّة</strong> <strong>أولى</strong></p><p><strong>ولا</strong> <strong>الشا</strong> <strong>فع</strong> <strong>أدنى</strong> <strong>إلى</strong> <strong>الفهم</strong> <strong>من</strong> <strong>فتى</strong> <strong>تصوّره بالعقل قد جاوز العقلا</strong></p><ul><li><a id="_bookmark10"></a>Dimension intellectuelle</li></ul><p>« J’ai eu affection du père de Serigne Habib mais son savoir suffit à l’aspirant qui vient auprès de lui » ceci est une des preuves que Serigne Cheikh Ahmed Tidiane SY donne pour sous-tendre que cet érudit avait suffisamment de ressources pour enseigner, guider et orienter tous les musulmans.</p><p>Avec sa formation solide sur tous les domaines de connaissances religieuses, Serigne Babacar SY arrivait à ébahir aussi bien les étudiants de Maodo que les étrangers qui venaient à sa visite.</p><p>Mor Sassoum DIAKHATE a confirmé, après sa visite, qu'il croyait initialement que l'homme qu'il allait rencontrer n'était autre que le fils de Seydil Hadj Malick, vivant sous le statut d’héritier de ce dernier. Cependant, il a découvert qu’il</p><p>s’agissait en réalité d’un érudit de haut calibre. Impressionné par la profondeur de ses connaissances, Mor Sassoum a finalement passé la nuit chez lui,</p><p>engageant des discussions sur toutes sortes de sciences, alors qu’il ne prévoyait initialement qu’une courte visite de quelques heures. Voici les témoignages qu'il en a tirés : « Feu El Hadj Malick de notre époque se confond à feu Malick</p><p>d’antan. Ainsi le Calife Babacar nous rappelle le premier calife du prophète. J’ai ouï-dire que ton savoir, puits où peuvent se désaltérer tous ceux qui ont soif</p><p>d’instruction, est intarissable. Vérité qui ne surprend point. Tes ascendants ne sont-ils pas des savants pénétrés ? »</p><p>Nulle comparaison possible car son fils prodige Al Maktoum dit que : « Quand, par son savoir et sa psychologie, il se mesurait aux plus illustres personnages de son temps, les autres apprenaient l’alphabet. »</p><p>Serigne Cheikh surenchérit, en parlant de la Psychologie religieuse de Cheikh Al Khalifa, que : « tant qu’on noircit le papier, tu sauras qui est le fils d’El Hadj</p><p>Malick SY. Il est le connaisseur de toutes les branches des sciences ; tous les hommes sont d’accord sur son savoir. Il a accablé les « fumistes » d’outrages parce qu’il ne parle que du Coran. Toute âme qui ne veut pas le sentir est dégagée ; il nous faut obéir à ses ordres. </p><p>Étant le successeur d’un savant de la trempe de Seydina Cheikh dans la Tijaniyya, il est impératif d’être un érudit accompli pour pouvoir convaincre les adeptes de la voie, car ce précurseur est le Taj al-Arifin (l’auréole des Gnostiques). C’est ce que Serigne Babacar SY a parfaitement ce vers de Serigne Cheikh en est une confirmation :</p><h1>لا يعرف الشك في علم وفي عمل</h1><p><strong>ولا</strong> <strong>التردد</strong> <strong>في</strong> <strong>عمل</strong> <strong>وإثبات</strong></p><p>&quot;Il ne connaît de doute dans sa science et dans l’application, ni hésitation dans son action et sa détermination.&quot;</p><p>Sa plume en atteste beaucoup plus car alliant qualité de texte, profondeur, niveau soutenu de langue, diversité de style, cocktail de langues. Cheikh Al Khalifa est de ces intellectuels dont la plume est une vitrine qui confirme sa hauteur.</p><p>Serigne Cheikh a témoigné plusieurs fois sur la plume extraordinaire de Serigne Babacar SY qui n’a cessé d’ébaudir et d’enseigner à travers cela.</p><ul><li><a id="_bookmark11"></a>Sa perception de l’islam :</li></ul><p>Le prophète Mahomet (PSL) nous dit que la religion peut être résumée en un mot : Le Rappel qui rend plus fluide la relation entre le créateur et sa créature ( الدّين نصيحة). Dieu nous enseigne dans le Coran que le Rappel profite aux croyants et Serigne Babacar Sy s’était approprié ce verset, pour en faire la base de son enseignement :<strong>« NGEER A NGI, NGEER A NGI »<em>.</em></strong></p><p>Serigne Babacar a basé son enseignement de la religion autour de deux éléments essentiels : La reconnaissance doublée de gratitude à Allah et L’utilité pour sa société. Mame Cheikh Ahmed Tidjane Sy Capitaine nous rappelle : « la reconnaissance est la première forme de servitude envers Dieu. »</p><h1>الحمد لله ثناء أثنى به تعالى على نفسه وفي ضمنه أمر عباده أن يثنوا به عليه. كأنه يقول قولوا: الحمد لله</h1><p><strong>منه</strong> <strong>له،</strong> <strong>منه</strong> <strong>لغيره،</strong> <strong>من</strong> <strong>غيره</strong> <strong>له،</strong> <strong>من</strong> <strong>غيره</strong> <strong>لغيره</strong></p><p>L’Islam est soumission, toutefois celle-ci n’est pas statique mais évolutive. Et la mesure de l’évolution ne peut être faite qu’avec la reconnaissance et l’utilité perfectionnées. Serigne Babacar SY était conscient que Dieu Est aux aguets et qu’il Lui rendra compte de ses moindres actes. C’est dans cette voie qu’il a orienté ses disciples faisant d’eux des serviteurs conscients de cette présence permanente du Créateur.</p><ul><li><a id="_bookmark12"></a>Sa noblesse</li></ul><p>Serigne Babacar n’avait le complexe des orientaux et des occidentaux. Il a toujours été un modèle de fierté et de dignité parce qu’enraciné dans ses valeurs culturelles et spirituelles. Cela par des actions concrètes pour rappeler que seul Seydouna Mouhamed (PSL) est l’exemple à suivre et non les arabes otages de leurs propres passions.</p><p>Serigne Babacar a aussi gagné le respect et l’estime des colonisateurs français qui n’ont jamais franchi le seuil de la mosquée de Maodo, par égard pour lui. Son frère El Hadji Mansour le confirme dans ces vers :</p><p><strong>فوا</strong> <strong>عجبا</strong> <strong>فوا</strong> <strong>عجبا</strong> <strong>لشيخي</strong> <strong>لقد</strong> <strong>صلحت</strong> <strong>صلاة</strong> <strong>جامعينا</strong></p><p><strong>ولولاك الصلاة لأفســـدوها بتغليط يأم الحاضرينا</strong></p><ul><li><a id="_bookmark13"></a>Sa sagesse</li></ul><p>N’ayant pas accompli le Hajj, un des grands parents de Serigne Cheikh a voulu lui dire qu’on le critiquait pour cela. Mais AL Maktoum lui conseilla d’aller à la rencontre de Serigne Babacar. A son arrivé celui-ci le regarda et lui dit : </p><p> « النظر إلى وجه المؤمن خير من استقبال الكعبة »</p><p><strong>قلب</strong> <strong>المؤمن</strong> <strong>خير</strong> <strong>من</strong> <strong>الـ ـسماء</strong> <strong>يقول</strong> <strong>الإمام</strong> <strong>الشبلي</strong></p><p>Au sujet du Ramadan il nous enseigne dans ces vers que le jeûne dans ce mois béni est une occasion offerte par le trône et agissant comme un médecin qui soigne efficacement les cœurs animés de servitude. Tel un coach très expérimenté pour l’éducation du souffle de vie, il permet aux serviteurs de décrocher la satisfaction du très Haut.</p><p><strong>شَفَى كُلَّ قَلْبٍ ذِي سَلِيــم ٍ تَعَبَّــــدَا مِنَ الله ضَيْف ُ مُكْرَمٌ شَـــاعَ إِذْ بَـدَى</strong></p><p><strong>هُو َ الزَّائِرُ الآ تِي لَنَا كُلَّ رَحْمَـــةٍ و خَيْرٍ وَ سَعْدٍ وَ الْمُنَــى وَ كَذَا الْهُــــدَى </strong></p><p><strong>رِيَاضَةُ هَذَا الضَّيْفِ نَفْسًا عَجِيبَةً وَ مِنْ أَمْرِ رَبِي يُشْهِدُ النَّاس َ فِي الآدَا</strong></p><p><strong>رِضَى اللَه فِي تَعْظِيمِهِ كُلَّ سَاعَةٍ وَ إِكْـــرَامِـهِ إِنَّ الْمُضِيف َ لَهُ الْجَــــدَى</strong></p><p><strong>مُرَادِي بِهِ الشَّهْرَ الْمُعَظَّمَ قَـــدْرُهُ يَثُــوبُ بِــهِ مَـــن ْ بِالْبَقَــاءِ تَــفَــــرَّدَا</strong></p><p><strong>ضَفَا الأَ جْرَ لِلتَّضْعِيفِ عِنْدَ إِلَهِنَا فَبِالْيَـدِ لاَ تَـوْ كِيــلُهُ الأَ جْرَ سَــرْ مَـــــدَا</strong></p><p><strong>أَتَى أَثَرٌ فِي الأَمْرِ مِن ْ خَيْرِ رُسْلِهِ مُحَمَّدِ الْمَحْمُودِ ذِي الصِدْقِ وَ النَّـدَى</strong></p><p><strong>على الْمَنْحَمَنَّا أَكْرَمِ الْخَلْقِ جُمْلةً سَلاَم مَعْ ءَالٍ وَ صَحْبٍ ذَوِي اقْتَدَى</strong></p><p><a id="_bookmark14"></a><strong>Les témoignages</strong></p><p>Seydil Hadji Malick <em>« Jamais je n</em>’<em>ai vu mon fils se préoccuper de rien d</em>’<em>autre que de son instruction et de ses devoirs religieux » </em>montrant ainsi l’importance du savoir dans la pratique religieuse.</p><p>Serigne Cheikh Ahmed Tidiane Sy AL Khoutboul Maktoum <em>« …L</em>’<em>homme qui a permis aux âmes de se délier du nœud coulant que Satan avait enroulé autour de notre monde, qui a donné à toutes les créatures la possibilité de se réjouir, de s</em>’<em>incliner quand la divinité tient à agir. »</em></p><h1>فإذا الزمان صفا فعين صفائه لم يغلب الشيطـان فيه أناما</h1><p><em>« Cet homme qui a vulgarisé « la crainte de Dieu » par ses plus instruisants sermons et que la divinité purifie pour tremper tous les cœurs qui battent et battront pour l</em>’<em>Islam. Cet homme mérite et a la confiance de tous »</em></p><h1>فما صالح إلا بظلّك عيشه ولا طالب إلا إلى الحق يقظان</h1><p><em>« Avant toi, O Calife, la supériorité était en nos ancêtres. Mais tu as changé ce traditionnel jugement » </em>illustrant que l’on peut accomplir plus que nos sages ancêtres et cela dépendait que de notre volonté dans l’accomplissement de notre mission.</p><h1>وقبلك كان الفضل للمتقدم وأنت الذي غيّرت حكم التّقدّم</h1><p>Mor Saasum fils de khadi Madiakhaté kala : « <em>Tu as des qualités éminentes que ne peut imaginer mon esprit et que n</em>’<em>arriverait pas à détailler ma plume et ma rhétorique. Tu as suffi à tous les clairvoyants. Sans toi la religion souffrirait du manque d</em>’<em>un guide réfléchi et dont l</em>’<em>esprit est le terrain de la vraie culture. Ceux qui s</em>’<em>arroge le titre de « guide spirituel »ne font que se promener et s</em>’<em>enorgueillir de parures qui ne valent rien. Si tu t</em>’<em>abstenais à répandre tes instructions, le monde serait incrédule. Donne tes ordres, ils seront exécutés sans délai. »<br /><br /></em>Mouhamed El Moctar : « <em>C</em>‘<em>est toi qui a éduqué et instruit les disciples de Hadji Malick ; le plaisir n</em>’<em>a pas d</em>’<em>autorité sur toi, mais la crainte de Dieu t</em>’<em>a commandé tout le temps. Tu ne te trompes ni sur les sentiments du monde ni sur les rêves que</em></p><p><em>« Satan » inspire à tous les personnages ; le désintéressement t</em>’<em>a préservé contre les luxes que le matérialisme a exposé </em>».</p><p>Mame Khalifa était un homme Intègre, Pur, Loyal, Aimable et Mature</p><h1>هذا أبوبكر ببعض صفاته هذا ضريح أبا الحبيب الصندد</h1><p>Son nom est sur les lèvres, son image est sur les yeux, son souvenir est dans les cœurs. Comment peut-il être absent ? Il a réussi à construire une existence dont la fin dépassera les limites de la vie.</p><h1>لم يشعروا بغيابه في قـبره هل غاب من سكن القلب خليلا </h1><h1>لا لا وفي الأجواء من ذا شاهد لوغــاب أصبحت الحياة قتيلا</h1><p>Al ihsân est le degré le plus élevé de la Religion. Il désigne le fait d'adorer Allah comme si on Le voyait, tout en ayant la certitude que Lui nous voit et qu'aucun de nos actes ne Lui échappe. Par ce principe, Mame Khalifa offre au disciple un cadre spirituel où la quête de l'excellence dans sa conception originale est matérialisée par un programme sur mesure.</p><h1>طبقته وفق الزمان وحكمه وعصمته بعناية وضمان</h1><p>Il ne s'agit pas d'un soufisme par le corps ou par l'abstinence mais, plutôt d'un soufisme par l'équilibre dans l'action et dans l'affection. Ce cadre spirituel qui a pour patron Seydina Cheikh Ahmed At Tijâni se présente comme « un club mystique où se forment continuellement les athlètes de la religion », comme le définit Serigne Cheikh Tidiane SY.</p><p>Serigne Babacar accordait une importance capitale au respect des recommandations de la confrérie et veillait scrupuleusement à leur application. Ce principe puise ses fondements dans l'Islam.</p><ul><li><a id="_bookmark16"></a><strong>Digne héritier :</strong></li></ul><p>AL KHALIFA (le Khalif), une appellation sous laquelle Serigne Babacar SY était connu intra et extra-muros. AL KHALIFA, plus qu’une épithète, un attribut, une conscience et une autorité au service d’un magistère qui avait franchi nos frontières.</p><p>En 1922, Elhadji Malick SY réunit ses principaux muqaddams en présence de son fils Babacar et leur déclara : « je confie à Babacar ma progéniture céleste et terrestre. Soyez-en témoins ».</p><h1>فولاه أشياء الأخوة كلها وأعطاه مفتاحا قبيل انتقاله وقال له أنت الذي اجتمعت له وصايا التجاني والرسول وآله</h1><p>Peu de temps après, Maodo s’éteignit, laissant à Serigne Babacar son héritage. Portant d’évidents signes de sainteté, Cheikh Al Khalifa mettait tous ses actes et propos en adéquation avec sa haute mission. Il accéda, sous son magistère, au grade de dépositaire suprême de l’initiation à la confrérie (<strong>الفردية </strong>المرتبة<strong>)</strong>. Un grade que lui reconnait Serigne Cheikh Ahmed Tidiane SY.</p><p>Dans ses écrits Serigne Babacar SY évoque son haut lignage spirituel :</p><p><strong>الحمد</strong> <strong>لله</strong> <strong>الذي</strong> <strong>أنعمنا</strong> <strong>على</strong> <strong>طريق</strong> <strong>شيخنا</strong> <strong>المعنعنا</strong></p><p><strong>سلسلتي</strong> <strong>في</strong> <strong>سلكنا</strong> <strong>الشهير</strong> <strong>عن</strong> <strong>شيخنا</strong> <strong>العلامة النحرير</strong></p><p><strong>سيدنا</strong> <strong>الحاج</strong> <strong>الإمام</strong> <strong>مالك</strong> <strong>جزاه</strong> <strong>ربي</strong> <strong>مالك</strong> <strong>الممالك</strong></p><p>Soufi hors pair, Cheikh Al Khalifa a beaucoup œuvré pour le soufisme en tant qu’école de vertus, voie de purification et socle de l’élan du disciple vers son Seigneur. Il était intransigeant au respect scrupuleux des règles de la Tijanya. Dans ses œuvres, il explique l’ensemble des règles à observer soigneusement par le disciple avant son allégeance à la Voie. Le vers ci-après, tiré de ses écrits, nous en édifie :</p><h1>تسبب عبد سالك نهج مالك بجمع شروط المستغيث بمالك</h1><p>Son amour inconditionnel et sa fidélité envers Seydina Cheikh est perceptible à travers ses écrits. Les poèmes ci-après montrent le dévouement qu’avait Serigne Babacar pour le Précurseur de la Voie, Seydina Cheikh RTA.</p><h1>يا قطب يا غوث يا مولاي يا وزر يا منتهى أملي بالله يا قمر</h1><p>Au départ de Maodo, malgré son jeune âge (37ans), Serigne Babacar SY a pu convaincre les disciples de la Tijaaniya à le suivre grâce à sa dimension intellectuelle insondable et sa dimension spirituelle ou mystique. Même si au depart, il a usé de sa fermeté pour montrer la voie à ceux qui le jugeaient trop jeune pour diriger une telle institution.</p><ul><li><a id="_bookmark17"></a><strong>Dimension spirituelle</strong></li></ul><p>Serigne Moustapha SY, en abordant la dimension spirituelle de Serigne Babacar SY, affirme qu’il fait partie de ces êtres dont la grade a été une exclusivité. Un</p><p>grade qui n’a jamais été déflorée auparavant et ne le sera jamais après. Ce qu’il a illustré par ce verset coranique :</p><h1> » ...لم يطمسهن إنس قبلهم ولا جان » </h1><p>La mesure de la dimension spirituelle peut être évaluée selon trois aspects : la religion, la tariqa, et la société. Sous ces trois angles, Serigne Babacar SY</p><p>demeure irréprochable. En effet, Serigne Babacar SY a honoré chacun de ces domaines de la manière suivante :</p><ul><li><ul><li>Il a honoré la religion, non pas uniquement par la prière, mais par un respect sans faille de la charia.</li><li>Il a honoré la tariqa, non pas simplement par l’usage du chapelet, mais par une adhésion totale à la haqiqa (les réalités essentielles).</li><li>Il a honoré la vie, non pas par la nourriture, mais par la dignité et l'équilibre.</li></ul></li></ul><p>D’un autre côté, Serigne Cheikh déclare dans ses écrits : « J’ai eu une grande affection pour Serigne Babacar SY, mais la pureté est sa véritable richesse, et je l’ai vu guérir, par cette pureté, des malades. » Ce témoignage de Seydi Cheikh sur son Guide et Maître témoigne de la profondeur de sa sainteté, au point que, comme le disent certains analystes, « sa wilaya éclipse son savoir. »</p><p>Il était d’une piété et d’une pureté telles qu’il atteste n’avoir jamais franchi les limites d’Allah, ni jamais fauté. Cette déclaration avec audace et confiance. Ce qui confirme sa dimension spirituelle hors du commun.</p><ul><li><a id="_bookmark18"></a><strong>Défenseur de la Tariqa</strong></li></ul><p>Tel qu’il etait défenseur de la religion comme en atteste Serigne Cheikh dans un de ses poèmes en ces vers :</p><p><strong>لم</strong> <strong>يبق</strong> <strong>بعدك</strong> <strong>للإسلام</strong> <strong>من</strong> <strong>سند</strong></p><h1>هو الأمانة في حفظ الأمانات</h1><p>« Il ne reste plus, après toi, aucun soutien pour l'Islam ; tu es le garant dans la préservation des confiances. »</p><p>C’est dans cette même logique qu’il a défendu la Tariqa, aussi bien dans le respect de la hiérarchie que dans l’application des règles de conduite. Avec fermeté, il a un jour rappelé à un chérif, venu par d’autres intermédiaires et</p><p>présenté comme petit-fils du précurseur, qu’il n’était qu’un simple adepte, car la responsabilité de la Tariqa ne lui avait pas été confiée. Cet événement a eu lieu en présence de Seydil Hadj Malick SY. Dans une autre anecdote, il refusa d’aller accueillir un visiteur simplement parce que ce dernier n’était pas en phase avec le soufisme. Il était intransigeant lorsqu’il s’agissait de défendre ses idéaux.</p><p>C’est pour cela qu'El Hadj Abdoul Aziz SY Dabakh soulignait dans ses poèmes :</p><p><strong>_Xaliifatu Cheikhi wal Muxtaari yaafi di mbër_</strong></p><p><strong>_Yaafiy fajal diine ay daanam te ñëpp la war.</strong></p><ul><li><a id="_bookmark20"></a><strong>Ses métiers</strong></li></ul><p>Serigne Babacar SY, malgré son statut de fils d’un homme de Dieu reconnu et vénéré tant au pays qu’au-delà des frontières, n’a jamais été un simple sédentaire lorsqu'il s'agissait de gagner sa vie. Il a embrassé avec dynamisme plusieurs métiers, se révélant ainsi un homme donnant valeur à la dimension économique.</p><p>En tant que cultivateur, il possédait de vastes champs dont les récoltes lui permettaient de subvenir aux besoins quotidiens de sa famille, témoignant ainsi</p><p>de son attachement à la terre et à la valeur du travail manuel. Ses différents champs se nommaient Jàmma Gën, Baal Jóob, Tivaouane, Kàkkun, Mbëlëxe…</p><p>Par ailleurs, il a également servi en tant que fonctionnaire, employé à La Poste où il faisait fonction d'interprète. En 1911, dit-on, il recevait son premier salaire. Ces prestations mettaient en lumière son érudition et son rôle de passerelle entre différentes cultures, enrichissant ainsi son parcours d’une dimension intellectuelle et sociale.</p><p>Serigne Babacar SY incarne ainsi l’exemplarité d’un homme profondément ancré dans la spiritualité, tout en étant pleinement engagé dans les réalités de son époque.</p><ul><li><a id="_bookmark21"></a><strong>Sa probité</strong></li></ul><p>En bon citoyen, Serigne Babacar SY mettait en valeur la régularité à remplir tous les devoirs de la vie civile. En tant qu’exemple de citoyen modèle, il exhortait les jeunes de donner au travail toute son importance. Car le travail reste pour lui un aspect important de la construction de la personnalité et de la dignité humaine. Il s’en est tellement préoccupé au point de lui accorder dans ses écrits, tel que <em>Sabablu leen</em>, ces vers :</p><p><strong>لا</strong> <strong>تغفلوا</strong> <strong>أيها</strong> <strong>الإخوان</strong> <strong>عن</strong> <strong>حرف</strong></p><p><strong>Junniy (+1000) <em>métiers </em>dafa gën ci baay sunu ak ndono ya</strong></p><p><strong>من</strong> <strong>كان</strong> <strong>ذا</strong> <strong>حرفة</strong> <strong>فليحييها</strong> <strong>أبد</strong></p><p><strong>Moo gën sàggan dem di tuumaal Yàlla ak dëkk ya</strong></p><p><strong>ترك</strong> <strong>التسبب</strong> <strong>قل</strong> <strong>من</strong> <strong>سوء</strong> <strong>ما</strong> <strong>أدب</strong></p><p><strong>Sabablu leen te buleen sukkandikoo yëngu ya</strong></p><p><strong>ان</strong> <strong>الرجاء</strong> <strong>لفي</strong> <strong>واد</strong> <strong>كذا</strong> <strong>طمع</strong></p><p><strong>Deel tegtaloo dara, doora yaakaar dajug alal ya</strong></p><p><strong>ان</strong> <strong>التوكل</strong> <strong>واد</strong> <strong>ليس</strong> <strong>يسلكه</strong></p><p><strong>Lumoy ku mën mu ga ak wéetal boroom julli ya</strong></p><p>Il s’est donc exercé au travail autant qu’il l’a exhorté aux adeptes, ceci montre une probité irréprochable.</p><ul><li><a id="_bookmark22"></a><strong>Sa Philosophie</strong></li></ul><p>Dans sa clairvoyance incroyable, Serigne Babacar SY prônait la dignité humaine, qu’il incarnait sans faille. Parmi ses enseignements les plus célèbres, on note qu'il soutenait la clarté d’un homme digne pour préserver son honneur. Il disait :</p><ul><li><strong>Gor du tiit ba fen </strong>(Un homme digne ne ment pas, même dans l’appréhension.)</li><li><strong>Gor du jàaxle ba sàcc </strong>(Un homme digne ne vole pas, même dans le besoin.)</li><li><strong>Gor du xam fàkk </strong>(Un homme digne ne verse pas dans l’ingratitude.)</li><li><strong>Gor du jàpp bàyyi </strong>(Un homme digne ne trahit point.)</li><li><strong>Gor du ñàkk ba ñanki </strong>(Un homme digne n’est jamais mauvais perdant.)</li><li><strong>Gor du soppeeku </strong>(Un homme digne demeure constant en toutes circonstances.)</li></ul><p>Chacune de ces assertions illustre un verset coranique ou un Hadith, montrant que toute sa vie était guidée par les valeurs intrinsèques de l’Islam.</p><h1>Gor du tiit ba fen</h1><p>عن أبي ذر رضي الله عنه قال: قال لي النبي صلى الله عليه وسلم: <strong>قل</strong> <strong>الحق</strong> <strong>ولو</strong> <strong>كان</strong> <strong>مرّا </strong>؛ صححه</p><p> ابن .حبان في حديث طويل</p><h1>Gor du jàaxle ba sàcc</h1><p><strong>وَيَرْزُقْهُ مِنْ حَيْثُ لَا يَحْتَسِبُ ۚ وَمَن يَتَوَكَّلْ عَلَى ٱللَّهِ فَهُوَ حَسْبُهُۥٓ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ بَـٰلِغُ أَمْرِهِۦ ۚ قَدْ جَعَلَ ٱللَّهُ لِكُلِّ شَىْءٍۢ قَدْرًۭا</strong></p><p> [Sourate AT-TALÃQ : 3]</p><h1>Gor du xam fakk</h1><p><strong> …وَلَا تَنسَوُا۟ ٱلْفَضْلَ بَيْنَكُمْ ۚ إِنَّ ٱللَّهَ بِمَا تَعْمَلُونَ بَصِيرٌ</strong></p><p>[Sourate AL-BAQARAH : 237]</p><h1>Gor du jàpp bàyyi </h1><h1>وَٱلْمُوفُونَ بِعَهْدِهِمْ إِذَا عَـٰهَدُوا۟ ۖ وَٱلصَّـٰبِرِينَ فِى ٱلْبَأْسَآءِ وَٱلضَّرَّآءِ وَحِينَ ٱلْبَأْسِ ۗ أُو۟لَـٰٓئِكَ ٱلَّذِينَ صَدَقُوا۟ ۖ وَأُو۟لَـٰٓئِكَ هُمُ ٱلْمُتَّقُونَ</h1><p>[Sourate AL-BAQARAH : 177]</p><h1>Gor du ñakk ba ñanki</h1><p><strong>يَـٰبَنِىَّ ٱذْهَبُوا۟ فَتَحَسَّسُوا۟ مِن يُوسُفَ وَأَخِيهِ وَلَا تَا۟يْـَٔسُوا۟ مِن رَّوْحِ ٱللَّهِ ۖ إِ نَّهُۥ لَا يَا۟يْـَٔسُ مِن رَّوْحِ ٱللَّهِ إِلَّا ٱلْقَوْمُ ٱلْكَـٰفِرُونَ</strong></p><p>[Sourate YOUSUF : 87]</p><h1>Gor du soppeeku</h1><p><strong>مِّنَ ٱلْمُؤْمِنِينَ رِجَالٌۭ صَدَقُوا۟ مَا عَـٰهَدُوا۟ ٱللَّهَ عَلَيْهِ ۖ فَمِنْهُم مَّن قَضَىٰ نَحْبَهُۥ وَمِنْهُم مَّن يَنتَظِرُ ۖ وَمَا بَدَّلُوا۟ تَبْدِيلًۭا</strong></p><p>[Sourate AL-AHZÃB : 23]</p><ul><li><ul><li><a id="_bookmark23"></a>Wolofal</li></ul></li><li>« Xeeb xal mu taal sa dagga, xeeb xànć mu takk sa say. »</li><li>« Bu léen ame jikkoy nagu ñengal, bu ñépp fëxée mu fëx te du xam lutax muy daw. »</li><li>« Ku am ku jafe, mu joxla lu jafe, da ngaa wara jafe. »</li><li>« Jàng yaggul, ñakka jàng mo yàgg. »</li><li>« Am léen jikkoy salguuf, bu ngelaw li ñewée mu sëgg, bu demee mu siggi. »</li></ul><p><a id="_bookmark24"></a>Anecdotes</p><p>Serigne Pape Malick SY racontait, à propos du respect du contrat de travail selon Serigne Babacar SY, qu’un jour, alors qu’il était chez lui à la Rue Thiers, un de</p><p>ses disciples, ayant appris sa présence, lui rendra visite. Serigne Babacar SY, constatant qu'il était venu pendant ses heures de travail, lui demanda s'il n'était pas censé être à son poste. Le disciple répondit avoir profité de l’absence de son patron. Serigne Babacar SY lui conseilla alors de retourner rapidement à son travail et de compenser son temps d’absence. Ce disciple suivit cette instruction, ce qui intrigua son patron qui remarqua qu’il dura plus que d’habitude à son poste.</p><p>C’est pourquoi, Serigne Babacar SY exhortait le travailleur à réviser quotidiennement sa demande d'emploi : « <em>J’ai l’honneur… </em>».</p><p>Serigne Babacar Sy rénovait pour la première fois les méthodes de formation spirituelle et d’assistance sociale. Ainsi, en 1927, il créa le <strong>Dahiratoul Kiraam</strong>.</p><p>Les Dahira n’étaient pas que des classes de chants mais aussi des cadres de formation spirituelle approfondie et d’organisations d’entraide des adeptes qui ont épousé sa philosophie et son enseignement. Elles constituent une recommandation phare qui permettra à Serigne Babacar de faciliter aux adeptes l’application des autres recommandations essentielles de la tariqa. Ces dernières (Piliers) au nombre de cinq (5) sont communément appelées hymne de la tariqa :</p><ul><li><strong>Seen diiné</strong></li></ul><h1>Seen tariqa</h1><ul><li><strong>Seen dahira</strong></li><li><strong>Seen métier</strong></li></ul><h1>Seen yoonu Tivaouane</h1><p>La vie de l’adepte tourne autour de ce cercle somptueux qui lui garantira non seulement un accrochage solide aux sources inépuisables mais lui confère un certain équilibre dans sa vie quotidienne.</p><ul><li><ul><li><a id="_bookmark26"></a>Dahiratoul KIRAAM, la première des Dahira :</li></ul></li></ul><p>À la suite du rappel à Dieu de son père El Hadj Malick Sy en 1922, Serigne Babacar Sy bénit la création du Dahira (association religieuse) Al-Kiraam en 1927, considéré comme le premier du genre au Sénégal. Par cette initiative, le Khalif voulait surtout fortifier la foi de ses disciples composés en majorité de fonctionnaires. Il a laissé 216 dahiras. <br /><strong>« Kufay dem melni Fir’awna, booy ñibbi melni Muusaa. »</strong></p><ul><li><ul><li><a id="_bookmark27"></a>Les principes fondateurs de la dahira</li></ul></li></ul><p>Interprétation du Qasida Qul lid dawa’ir de Serigne Cheikh</p><ol><li> Dis aux Dâ-ira (mouvements religieux) que l’amour se résume à la <strong>pureté du pacte </strong>et à <strong>l’unité vers l’objectif</strong>,</li><li> Ainsi qu’à la <strong>cohésion, le travail rationnel dans la discipline </strong>et non à l’hypocrisie (dans l’amour), à l’applaudissement (la flatterie) et à la prodigalité (gaspillage)</li><li> La vérité triomphe grâce à <strong>l’organisation et à la purification </strong>sinon quelle perte de voir la vérité telle une glanure de poterie !</li><li><strong> </strong>Il est du devoir de l’individu pour le bien de sa religion de <strong>nier ouvertement tout intérêt tendant à la vantardise.</strong></li><li> Mourir ici-bas pour une renaissance spirituelle, telle est leur sagesse ! A condition que cette mort symbolise <strong>la patience (l’endurance) dans les épreuves</strong>.</li><li>La vie, qu’elle soit florissante et douce, ne se résume-t-elle pas <strong>à la préservation de la foi et à la recherche d’une provision licite ?</strong></li><li> Outre cela, elle ne s’apparente qu’à des rêveries enjolivées ? Et la valeur de l’humain n’est point dans les rêveries et la déchéance morale.</li><li><strong> </strong>Il te suffit comme exemple la parole du fils d’Abdallâh (Prophète Muhammad PSL) pour viatique : « le toupet d’un cheval est le symbole de la bonté »1. Alors <strong>ne soit pas faible et n’ait pas peur.</strong></li><li> <strong>Le chômage n’est pas un repos assuré</strong>. N’est-il pas une situation favorable au délabrement.</li><li> Si vous étiez <strong>soumis aux enseignements de votre pôle </strong>(Serigne Babacar SY) vous ne pourriez être séparés par des propos d’un être vicieux.<ul><li><a id="_bookmark28"></a>Comment la Dahira est-elle source d’énergies pour les 4 autres piliers ?</li></ul></li></ol><p>Par excellence, la Dahira octroie la meilleure offre religieuse à celui qui le désire. Si la religion n’est que connaissances et pratiques, la Dahira a pour but l’enseignement et l’éducation. De Kiraam à Moustarchidine Wal Moustarchidaty, les dahiras ont toujours prôné l’enseignement, l’éducation et la formation islamique et spirituelle. Elles constituent un creuset permanent et un cadre spirituel qui forment l’adepte dans tous les domaines socio-religieux. <br />Le Dahiratoul Kiraam comme première dahira avait déjà entamé certains programmes et des rencontres qui leur permettaient d'échanger sur des questions religieuses et confrériques. Chaque dimanche, les adeptes se rencontraient chez un membre. Les ziaaras et les Gàmmus étaient des occasions pour Serigne Babacar de délivrer ses orientations.</p><p>L'autre exemple est la Dahiratoul Moustarchidine. Le tableau ci-dessous nous en montre l’illustration :</p><h1>Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty</h1><table><tr><td><p>Programme</p></td><td><p>Contenus</p></td></tr><tr><td><p>Guddi Ajjuma</p></td><td><p>Tous les thèmes de la religion</p></td></tr><tr><td><p>Hadaratul Jumaa</p></td><td><p>Tous les thèmes de la tariqa</p></td></tr><tr><td><p>Cellule des Cadets</p></td><td><p>Orientations comportements</p><p>jurisprudence pour les enfants</p></td></tr><tr><td><p>Cellule Féminine</p></td><td><p>Education de la femme</p></td></tr><tr><td><p>Semaine culturelle et Symposium et</p><p>colloque</p></td><td><p>Exposition, panels, conférences sur la</p><p>religion et d’autres thématiques</p></td></tr><tr><td><p>Séminaire de formation</p></td><td><p>Formation sur diverses thématiques</p></td></tr><tr><td><p>Conférence</p></td><td><p>Différents thèmes sur la religion, la</p><p>spiritualité, la société</p></td></tr><tr><td><p>Colonie de vacances</p></td><td><p>Formation religieuse, créativités,</p><p>voyages de découvertes</p></td></tr><tr><td><p>Universités du ramadan</p></td><td><p>Religion, politiques, sciences,</p><p>économies</p></td></tr><tr><td><p>Daaray ngoon</p></td><td><p>Formation religieuse et à la</p><p>citoyenneté, créativités artistiques</p></td></tr></table><p>A travers ce tableau, l’apport de la dahira est nettement visible sur « Seen <em>Diine » </em>; un pilier essentiel pour être l’adepte averti de Serigne Babacar SY.</p><ul><li><a id="_bookmark30"></a>Seen métier :</li></ul><p>Par les Dahiras, Serigne Babacar SY créa ainsi un cadre d'échange entre des fonctionnaires et autres employés. Ces échanges donnent naturellement issu à des opportunités de travail et d'entraide. C’était une occasion pour Serigne Babacar d’orienter ses adeptes.Ce cadre de facilitation et d'exhortation au travail est solidement concrétisé avec l'avènement du Dahiratoul Moustarchidina Wal Moustarchidaty. Dès la premières structuration cette dernière a exclusivement dédié au travail, un cadre : <strong>la cellule corporative</strong>. Elle permet la création d'emplois et d'entreprise. Au-delà, le mouvement a fait d'innombrables séminaires et de formations visant à capaciter ses membres et leur apprendre de nouveaux métiers ; car sans métier l'homme n'est point digne, n'est point honoré.</p><p>De Serigne Babacar à Serigne Moustapha, en passant par Serigne Cheikh, les Dahiras ont toujours donné l'occasion aux Guides de bien vouloir exhorter les adeptes, surtout les jeunes.</p><p>Serigne Cheikh nous disait:</p><p><strong>ِوفقا</strong> <strong>لما</strong> <strong>في</strong> <strong>سورة</strong> <strong>الإيلاف</strong></p><p><strong>وتعلموا</strong> <strong>حرفا</strong> <strong>وسيحو</strong> <strong>واعملوا</strong></p><ul><li><a id="_bookmark31"></a>Seen tariqa :</li></ul><p>La Dahira est le lieu d’apprentissage et de perfectionnement des préceptes de la confrérie, qui a pour objectif de conduire l'adepte vers le salut.</p><h1>أمر النبي إمامنا بالتنزل لإفاضة الأخلاق بالورد الجلي</h1><p>C'est ainsi que d'énormes et régulières séance s'organisent au sein des Dahiras pour se renforcer en sciences confrériques ou s'atteler à des Zikr.</p><ul><li><a id="_bookmark32"></a>Seen Yoonu Tivaouane</li></ul><p>Ne jamais s’éloigner de sa source, s’y rendre constamment, telle est la mission première de « Seen yoonu Tivaouane ». Voici Serigne Babacar SY ! Il réussira à amener les fidèles plusieurs fois dans une même année à travers le Gamou et les ziaaras</p><p>En Islam, il y a des lieux sacrés connus et acceptés par la Umma. Leur sacralité est tributaire, soit des âmes qui y dorment comme Médine, soit du symbolisme qu'il incarne dans l'Appel islamique comme Al Quds. Tivaouane, ville où repose Hadji Malick SY est un de ces lieux saints de l’islam, à en croire le sage érudit mauritanien, Tijâne ibn Baba.</p><p> <strong>خليليّ</strong> <strong>عوجا وانز</strong> <strong>لا بتواون تواوون</strong> <strong>فيها اليمن للمتيامن</strong></p><p><strong>فما</strong> <strong>طار</strong> <strong>فيها</strong> <strong>طائر</strong> <strong>متشائم</strong> <strong>ولكنها</strong> <strong>ذات</strong> <strong>الطيور</strong> <strong>الميامن<br /></strong></p><p>Siège de la Tijânia malikite, cette ville située au centre-ouest du Sénégal, est un lieu de pèlerinage pour les Tijânes et constitue un patrimoine culturel et cultuel de l'Islam et de la Tjânia. Les disciples s'y rassemblent souvent sous l'invitation du guide, soit en Ziarras, soit en Mawlid pour commémorer la naissance du Prophète (PSL). Serigne Babacar invitait les adeptes à y venir en compagnie de leurs enfants tout en adoptant une conduite exemplaire. Il recommandait d’éviter tout acte prohibé par l'Islam, de ne pas perturber la quiétude des âmes honnêtes et invisibles qui y reposent et qui souvent ne manquent pas à l'appel des guides<strong>. </strong>C’est dans ce sens qu’il dit :</p><p><strong>و</strong> <strong>قل</strong> <strong>للزائرين</strong> <strong>ججو</strong> <strong>تلات</strong> <strong>ستسبارا</strong> <strong>إذا</strong> <strong>أدوالصلاة</strong></p><p><strong>وقل</strong> <strong>لهم</strong> <strong>جبولج</strong> <strong>تيي</strong> <strong>لما</strong> <strong>في</strong> <strong>حديث</strong> <strong>البدر</strong> <strong>تيي</strong> <strong>غاي</strong> <strong>تي</strong> <strong>مكاتا</strong></p><h1><a id="_bookmark34"></a>Agenda de Serigne Babacar SY</h1><p>Serigne Babacar s’activait sans répit à l’éducation et à la formation des disciples. Il présidait les Gamou, les Ziarras, les prières de Korité, de Tabaski et de vendredi. Les disciples venaient de tout part pour s’abreuver à sa source inépuisable de bonté divine. De plus, il organisait périodiquement des rencontres pour donner le <strong>Wird </strong>et désigner des muqaddams méritants dont l’abnégation et la piété étaient sanctionnées par des agréments (<strong>Ijaazas</strong>)<strong>. </strong>Par ailleurs, il consacrait beaucoup de temps à la science et à l’écriture. Ponctuel et organisé, Serigne Babacar Sy avait un emploi du temps très fourni et bien établi, jusqu’à son rappel à Dieu en 1957.</p><h1>يراقب أعمال الورى بحدودها وينصحهم إن جاوزوا الحد أو شانوا ودهرا يراعي الوقت والوقت لين لمن من رجال الله راعوه أو لانوا</h1><h1><a id="_bookmark35"></a>Son ouverture</h1><p>Serigne Babacar a toujours œuvré d’arrache-pied pour l’unification de la Umma. Connu pour sa large audience dont il bénéficiait auprès de sa communauté, Serigne Babacar Sy était aussi personnalité publique qui tendait la main à toutes les couches sociales.</p><p>Relations avec les autres familles religieuses</p><p>Il fit quelques ouvertures diplomatiques avec l’administration coloniale de l’époque, dirigée tour à tour par les Gouverneurs Jules Cardes et Dirat (intérim) de (1923-1930), Brévité (03 oct 1930-1936), Copel (1936-1940) et Vincent Auriol, président de la République française des années 50.<br />Cette ouverture au plan politico-diplomatique lui a valu plusieurs titres et distinctions comme la cravate du commandeur de la Légion d’honneur, celle du Bénin….</p><p>En plus, ses relations avec les hommes politiques sénégalais sont à évoquer. Ils eurent à solliciter à plusieurs reprises son concours pour des postes stratégiques âprement disputés.</p><p>C’est le cas de Lamine Gueye chef du parti socialiste (PS) rebaptisé plus tard SFIO et bloc démocratique sénégalais (BDS).</p><p>Et lors des élections parlementaires tenues au palais Bourbon en France et ayant opposé les deux fils du pays, l’histoire nous apprend que le khalif eut remarquablement soutenu la candidature de Léopold Sedar Senghor et le fit triompher avec une grande majorité.</p><p>Selon le cheikh, il avait le meilleur profil et son honnêteté l’a simplement conduit à la victoire.</p><p>A ce propos, le Khalife Serigne Babacar ira même plus loin en ajoutant ses propos</p><p>: « Si le contraire devait se produire, toutes les feuilles des arbres seraient transformées en cartes électorales en faveur de mon candidat… »</p><p>Il a reçu plusieurs titres et distinction comme</p><ul><li>CRAVATE DE COMMANDEUR DE LA LEGION D’HONNEUR DU BENIN</li><li>CHEVALIER DE L’ÉTOILE NOIRE DU BENIN (26 JANVIER 1949)</li><li>GRAND-CROIX DE LA LÉGION D’HONNEUR 1954<ul><li><a id="_bookmark36"></a>Relations avec Serigne Babacar SY</li></ul></li><li>El hadj Amadou DEME 1895-1973</li><li>Serigne Hady TOURE 1893-1980</li><li>Al Hadji Amadou Lamine DIENE 1896-1976</li><li>Serigne Alioune GUEYE 1896-1958</li><li>Sidy Ahmed SY 1881-1917</li><li>El Hadj Mansour SY 1900-1957</li><li>El Hadj Abdou SY 1904-1997</li><li>El Hadj Habib SY 1907-1992</li><li>El Hadj Amadou Assane NDOYE 1884-1976</li><li>Serigne Chaïbatou FALL 1888-1951</li><li>El Hadj Pèdre DIOP 1870-1948</li><li>Seydou Nourou TALL 1869-1980</li><li>El Hadj Rawhane NGOM 1858-1954</li><li>El Hadj Ousmane KANE</li><li>Serigne Abass SALL 1909-1990</li></ul><p>Serigne Babacar Sy était le vrai homme de son peuple. Il se retrouvait dans toutes les couches sociales de ce pays et toutes les couches se retrouvaient en Lui. Serigne Cheikh le confirma avec ce vers :</p><h1>وغدوة منفردا كأنك أمة في الأذن لست بغيره مشغولا</h1><p>Ndar Ndar de naissance et d'appartenance, il développa de très bonnes relations avec les lebous qu'il épousa d'ailleurs une de leurs filles. Le travail de l'expansion des chantiers de son père lui a permis de s'habituer avec les citoyens de l'intérieur du pays allant du Ndiambour au Saloum en passant par Kayor le Baol et toutes las autres zones. On se rappelle tous de son intervention</p><p>majestueuse aux incidents qui divisèrent depuis longtemps les villageois de Thiaroy Sur-mer. Une intervention qu'il a eu l'habitude de faire dans le pays et connue de tous.</p><p>Vient ensuite sa relation avec les chefs religieux de ce pays. Il créa une entente quasi parfaite entre les pôles religieux des différentes confréries de ce pays. Un de ses homologues d'une autre confrérie témoigna un jour qu'à son époque les</p><p>autorités religieuses le respectaient au point de ne faire des bassesses qu'il entendra. Des témoignages n'en manquent pas venant de tous les horizons</p><h1>Sylvain Sankalé</h1><p>Serigne Babacar Sy, très ouvert aux idées de justice et de bonté, a entretenu des relations cordiales avec l’administrateur colonial qui l’avait nommé : Khalife général de l’Afrique occidentale. Le rapport politique daté du 04 mars 1949 par Sylvain Sankale est très édifiant :« Tivaouane est la ville du Tidianisme du fait de la sépulture de la présence d’El hadj Malick SY,fondateur de la secte au Sénégal. Tivaouane est en même temps la résidence de Khalifa Ababacar Sy fils et successeur d’El hadj Malick sy, ce fils a à son tour joint à une origine illustre, en prestige personnel d’ailleurs amplement mérité, une piété et une sagesse telles que les Tidianes du Sénégal tout entier lui porte une véritable vénération et se font un devoir de venir lui rendre hommage aussi fréquemment que possible. On connaît aisément l’influence politique que peut exercer même involontairement semblable personnage : il suffirait qu’il manifestât, non pas de l’hostilité, mais simplement une tiède réserve à l’endroit d’administration française pour que cela se traduise fort probablement par un mur d’indiscipline ou d’indifférence auquel l’autorité locale aurait quotidiennement à se heurter, tandis que la situation politique du Sénégal en serait affectée dans son ensemble. Tout au contraire le Khalife Babacar Sy, dont la bonté et la noblesse de cœur n’ont d’égale que la modestie considère que son rôle de guide spirituel est contraint à aiguiller ses disciples vers tout ce qui est bien…Qu’il s’agisse d’exhorter les contribuables au paiement rapide de l’impôt ou les citadins à la suppression des dépôts d’ordures sur la voie publique ou encore qu’il faille intervenir personnellement pour régler tels différents ou incident susceptibles de troubler l’ordre, il le fait toujours de bonne grâce et le plus souvent avec efficacité… »</p><h1>Serigne Fallou Mbacké</h1><p>Lors d’une visite de courtoisie rendue à son frère en Dieu et ami, Serigne Babacar SY, à Tivaouane, Serigne Fallou MBACKE a fait ce témoignage décisif rapporté par un témoin oculaire, Serigne El Hadj Madior CISSE en l’occurrence, en ces termes : « Serigne-bi, Yalla wonnama domou sokhna yop thi rewmi, ma guislène ; wanté gnoppa ngi nék thi nadj-bi ; koudoul yaw, nékoul thi kergui, té yâ-ngi yoré parasol ». [‘’Serigne-bi, Dieu m’a montré tous les chefs religieux de ce pays ; je les ai vus tous sous le soleil ; tu es le seul à l’ombre et sous un parasol’’].</p>

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